Une étude française révèle que les caractéristiques du microbiote vaginal sont associées au risque d'infection néonatale précoce
2026-02-24 13:42
Source:Institut Pasteur
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Les infections bactériennes néonatales précoces, en particulier chez les prématurés, constituent un facteur majeur de morbidité et de mortalité. L'identification précise des situations à risque représente un défi clinique pour réduire la surutilisation d'antibiotiques. L'approche clinique actuelle, qui repose principalement sur le dépistage du streptocoque du groupe B en fin de grossesse, ne permet pas une évaluation complète du risque infectieux.

Récemment, une étude publiée dans l'« American Journal of Obstetrics and Gynecology » suggère que les prélèvements vaginaux effectués au moment de l'accouchement pourraient servir à identifier des signatures microbiennes associées au risque d'infection néonatale. Cette recherche, menée par une équipe collaborative de plusieurs institutions dont l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, l'Université de Paris Cité et Sorbonne Université, a été coordonnée par le Pr Laurent Mandelbrot, chef du service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital Louis-Mourier.

L'étude s'appuie sur une cohorte prospective de plus de 2500 femmes issues de trois maternités de la région Île-de-France. Les scientifiques ont analysé les échantillons en combinant la bactériologie traditionnelle et la métagénomique. Les résultats indiquent que le risque de septicémie néonatale est associé à un déséquilibre global du microbiote vaginal, caractérisé par une diminution de la dominance des lactobacilles, une augmentation de la diversité bactérienne et une présence accrue de pathogènes potentiels (comme Escherichia coli), plutôt que par la présence d'un agent pathogène unique.

L'étude démontre que l'approche métagénomique est plus performante que les méthodes bactériologiques conventionnelles pour la stratification du risque infectieux. Ces découvertes ouvrent la voie au développement de tests moléculaires rapides et non invasifs, susceptibles d'améliorer l'évaluation du risque infectieux périnatal et de fonder des stratégies d'utilisation d'antibiotiques plus précises et plus mesurées. Cela représente une avancée vers des approches diagnostiques personnalisées, combinant données cliniques et caractéristiques microbiennes.

Détails de la publication : Auteurs : Laurent Mandelbrot et al., Titre : « Prédiction de l'infection néonatale par microbiologie et métagénomique vaginales dans la rupture prématurée des membranes à terme : une étude de cohorte prospective », Publié dans : American Journal of Obstetrics and Gynecology (2025), Informations sur la revue : American Journal of Obstetrics and Gynecology

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