Le 16 avril, l'équipe de l'Institut d'Optique et de Mécanique de Précision de Shanghai (ci-après « Shanghai Institute of Optics and Fine Mechanics ») de l'Académie des Sciences de Chine a annoncé avoir créé pour la première fois au monde une « foudre en boule artificielle » extrêmement similaire à celle observée dans la nature, résolvant ainsi ce mystère centenaire. Les résultats correspondants ont été publiés dans la revue internationale Nature Photonics. 
La foudre en boule, communément appelée « éclair roulant », est l'un des phénomènes électromagnétiques les plus mystérieux de la nature. Depuis longtemps, de nombreuses théories existent à son sujet, mais aucune preuve expérimentale reproductible et précisément vérifiable n'a jamais été apportée. Cette fois, l'équipe de Song Liwei, Tian Ye et Li Ruxin de l'Institut, s'appuyant sur l'Installation Expérimentale Laser Ultra-Intense et Ultra-Courte de Shanghai (l'installation laser « Xihe »), a réussi à exciter et à capturer un corps lumineux sphérique, confirmant que sa nature est celle d'un soliton électromagnétique.
L'équipe de recherche, qui travaille depuis longtemps dans le domaine des sources térahertz pilotées par laser intense, a construit de manière indépendante un système de diagnostic spatio-temporel résolu, permettant une observation précise de l'ensemble du processus du soliton. En laboratoire, une caméra à haute vitesse a capturé l'image suivante : une sphère blanche brillante, enveloppée d'une coque de plasma bleu foncé, se dilate lentement comme un « cocon de lumière » avant de finalement se dissiper. Ce soliton électromagnétique a un diamètre d'environ une centaine de micromètres, une durée de vie de l'ordre de la centaine de nanosecondes, et son spectre couvre une large bande allant de l'ultraviolet à l'infrarouge. Par transformation d'échelle physique, il peut correspondre à une foudre en boule naturelle de plusieurs dizaines de centimètres de diamètre et durant plusieurs secondes.
