Une étude de l’Université de l’Alberta explore la faisabilité économique de transformer des puits pétroliers et gaziers inactifs en sources d’énergie géothermique pour chauffer l’eau potable du bétail. L’étude simule la reconversion d’un puits d’eau abandonné dans un grand ranch de l’Alberta pour fournir de l’eau potable hivernale à 2000 bovins.

L’équipe de recherche, à travers une analyse coût-bénéfice sur un cycle d’utilisation de 25 ans, a constaté que les coûts de transformation sont estimés à 865 000 dollars, tandis que les bénéfices ne s’élèvent qu’à 19 000 dollars, limitant ainsi la viabilité économique dans les conditions actuelles. Cependant, cette étude constitue une référence importante pour le développement futur de l’énergie géothermique. Schivone ajoute : « Nous pouvons transformer certains puits pétroliers et gaziers de passifs en actifs, tout en contribuant aux objectifs de réduction des émissions de carbone. »
L’étude souligne que le choix de puits « suspendus » plutôt que complètement « abandonnés » peut réduire les coûts de transformation d’environ 50 000 dollars. Les chercheurs ont identifié la localisation du puits et la profondeur verticale comme paramètres clés pour évaluer le potentiel géothermique. Schivone déclare : « Parmi des centaines de milliers de puits pétroliers et gaziers, cela permet de filtrer rapidement les cibles adaptées au développement géothermique. »
L’étude montre que l’efficacité de l’utilisation de l’énergie géothermique est étroitement liée à la distance de transport. Elle recommande d’appliquer l’énergie géothermique à des scénarios de demande à proximité, tels que la culture en serre dans les communautés nordiques ou la production agricole.












