Une étude publiée dans la revue « CABI Agriculture and Bioscience » préconise une approche participative en Afrique, combinant les savoirs autochtones et les technologies modernes pour lutter contre les maladies des plantes et améliorer la sécurité alimentaire. Cette stratégie vise à relever les défis du changement climatique et des virus végétaux émergents en intégrant la sagesse traditionnelle et les technologies avancées.
Les auteurs, le Dr Gilbert Nchongboh Chofong, le Dr Julia Mulabisana et le Dr Katja Richert-Poeggeler, soulignent que cette approche intégrée rassemble un large éventail de parties prenantes et fusionne les techniques traditionnelles et modernes de santé végétale et de culture des plantes. Par exemple, en associant la compréhension des écosystèmes par les communautés autochtones aux données de télédétection comme celles des drones et des images satellitaires, il est possible d'élaborer des stratégies de gestion environnementale efficaces.
Le Dr Gilbert Nchongboh Chofong déclare : « Lorsque nous combinons les connaissances autochtones avec les technologies modernes, une synergie se crée. » Il ajoute : « En intégrant les techniques traditionnelles et modernes par une approche participative, les parties prenantes peuvent collaborer pour améliorer la gestion des maladies, renforcer l'agriculture durable et établir des systèmes alimentaires plus résilients en Afrique. »
Les communautés locales identifient et cultivent depuis longtemps des caractères de résistance aux maladies chez les plantes par la sélection des semences, la sélection conventionnelle et la culture intercalaire. La recherche moderne utilise des techniques de sélection intelligentes, comme le criblage de marqueurs moléculaires, pour développer des cultures génétiquement améliorées afin d'augmenter les rendements et la résistance aux maladies. L'intégration de ces méthodes contribue à améliorer la santé des plantes, à réduire les pénuries alimentaires et à favoriser la croissance économique.
Cette stratégie peut également être appliquée pour résoudre des problèmes environnementaux comme la déforestation, la dégradation des terres, la pollution des sols et la pénurie d'eau. La collaboration est essentielle, en mettant l'accent sur les efforts coordonnés entre chercheurs, agriculteurs, communautés et décideurs politiques.
L'étude vise également à intégrer la santé végétale dans le concept « Une seule santé », en encourageant les pratiques agroécologiques pour relever des défis sanitaires plus larges. En étudiant les interconnexions entre les humains, les animaux et l'écologie, il est possible de limiter l'impact des nouveaux agents pathogènes végétaux sur la santé globale. La santé végétale étant sous-représentée dans « Une seule santé », cette étude revêt une importance particulière dans ce cadre.
Détails de la publication : Source : CABI ; Titre : « 'One Plant Health Concept' connects tradition and technology to address plant diseases in Africa » ; Publié dans : « CABI Agriculture and Bioscience » (2026).











