Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique, campus d'Okanagan, ont récemment découvert que les arbres fournissent des indices visuels par le biais de changements de posture de leurs branches lors de leur réhydratation printanière. Cette étude, menée de début mars à mi-mai dans une forêt de sapins baumiers de la région de Muskoka en Ontario (Canada), a enregistré ce phénomène à l'aide de capteurs haute résolution et de la photographie en accéléré. 
Les chercheurs ont utilisé des capteurs pour mesurer le rayon des troncs toutes les 15 minutes. Les données montrent que les arbres se contractent et se dilatent lors de la perte et du renouvellement de leur eau interne. Parallèlement, les images capturées par la caméra en accéléré révèlent des changements subtils dans la position des branches. La chercheuse principale, le Dr Magali Nehemy, a déclaré : « La réhydratation printanière est une transition clé pour les écosystèmes forestiers, marquant le moment où les arbres reconstituent leurs réserves d'eau et se préparent pour la saison de croissance. »
L'étude a révélé que lorsque la dilatation du tronc indique une réhydratation, les branches se redressent ; pendant les périodes plus sèches, elles s'affaissent progressivement, indiquant que l'arbre subit un stress hydrique. Ces indices visuels offrent une nouvelle perspective pour comprendre l'état hydrique des arbres, particulièrement importante dans le contexte du changement climatique qui affecte la fonte des neiges et la disponibilité des ressources en eau, rendant la recherche sur les interactions plantes-eau plus cruciale.
Le Dr Nehemy a souligné : « Le mouvement des branches ne peut pas remplacer les instruments scientifiques, mais il peut servir d'indicateur visuel et peu coûteux de l'hydratation des arbres, utile pour les observations sur le terrain et la surveillance des écosystèmes. » L'étude a également constaté que les conifères à feuilles persistantes comme le sapin baumier présentent des changements de posture marqués, tandis que les arbres à feuilles caduques voisins montrent peu ou pas de mouvement des branches, ce qui soulève des questions sur les mécanismes de réponse des différentes espèces.
Détails de la publication : Auteur : University of British Columbia ; Titre : « Time lapse video shows trees give visual clues as they rehydrate each spring » ; Publié dans : « Hydrological Processes » (2026).











