Une étude récemment publiée dans la revue New Phytologist révèle qu'en plus d'absorber les nutriments du sol, les plantes peuvent également capter ceux contenus dans la poussière atmosphérique par leurs feuilles. Après s'être déposée sur la surface foliaire, la poussière se dissout, libérant des éléments clés tels que le phosphore et le fer, fournissant ainsi un soutien supplémentaire à la croissance des plantes. 
Lors d'expériences de terrain simulant des événements de poussière en région méditerranéenne, les chercheurs ont observé que la poussière, via les feuilles légèrement acides des plantes, augmentait de manière significative les concentrations en macronutriments et micronutriments. En combinant des observations sur le terrain, des estimations de dépôt de poussière et des données pédologiques multi-régionales, l'apport quotidien en nutriments par absorption foliaire pendant les épisodes de poussière peut être équivalent, voire supérieur, à celui provenant du sol.
Anton Lokshin, chercheur postdoctoral à l'Université Ben-Gourion du Néguev en Israël, souligne : « Ceci indique que les modes d'acquisition des nutriments évoluent de la vision traditionnelle centrée sur le sol vers des voies médiées par la végétation, où la canopée devient une interface active pour capturer et traiter les particules atmosphériques. Dans les écosystèmes à nutriments limités, cette voie d'absorption foliaire apporte une contribution importante, mais souvent négligée, à la nutrition des plantes et au fonctionnement des écosystèmes. »
Cette étude, dirigée par Anton Lokshin au sein du laboratoire du Dr. Avner Gross, et réalisée en collaboration avec le Dr. Daniel Parzan (Université d'Ariel), le professeur Marcelo Sternberg (Université de Tel Aviv), Tom Goren (Université Bar-Ilan) et Andrei Nakhvali (Institut international d'analyse des systèmes appliqués), offre une nouvelle perspective sur la nutrition végétale.
Détails de la publication : Auteurs : Wiley ; Titre : « Atmospheric dust gives plants nutrients through their leaves, study finds » ; Publié dans : New Phytologist (2026).












