Le 8 mai, le premier équipement mondial de travail sous pression pour tunnelier utilisant un « mélange ternaire de gaz » a été officiellement mis en service sur le plus long tunnel ferroviaire sous-marin du monde : le tunnel sous-marin de Jintang, sur la ligne ferroviaire Yongzhou-Zhoushan. Ce nouvel équipement de conception chinoise, capable de doser scientifiquement un mélange de trois gaz — hélium, azote et oxygène —, a été développé indépendamment par China Railway 11th Bureau Group. Il est utilisé pour les opérations d'inspection et de remplacement des outils de coupe du tunnelier « Dinghai », aidant ce projet d'ingénierie hors normes à franchir la barrière des très hautes pressions.
Le tunnel sous-marin de Jintang est l'ouvrage clé de la ligne ferroviaire Yongzhou-Zhoushan. Traversant le chenal de Jintang entre Ningbo et Zhoushan, dans la province du Zhejiang, il mesure 16,18 kilomètres de long au total, dont 11,21 kilomètres forés au tunnelier, ce qui en fait le plus long tunnel ferroviaire sous-marin du monde.
Le travail en caisson sous très haute pression est reconnu comme un défi de classe mondiale dans le domaine du percement de tunnels. La limite de sécurité pour le travail en caisson à l'air comprimé traditionnel est de 0,5 mégapascal. Or, la profondeur maximale du tunnel sous-marin de Jintang se situe à 78 mètres sous le niveau de la mer, avec une pression maximale de l'eau et du sol atteignant 0,85 mégapascal, ce qui équivaut à un poids d'environ trente kilogrammes sur une surface de la taille d'une pièce d'un yuan. Face à ces conditions de travail extrêmes, China Railway 11th Bureau Group, chargé de la tâche de forage de 6270 mètres côté Zhoushan, s'est inspiré des techniques de plongée en eaux profondes pour développer avec succès un équipement de travail sous pression pour tunnelier utilisant un mélange ternaire hélium-azote-oxygène, adapté à la construction de tunnels.
Le « mélange ternaire de gaz » est composé d'hélium, d'azote et d'oxygène. L'hélium, de faible densité, à diffusion rapide et de haute sécurité, permet de prévenir efficacement les risques de « narcose à l'azote » ou d'« hyperoxie » chez les opérateurs en environnement très haute pression, érigeant ainsi une barrière respiratoire protectrice pour leur travail dans ces conditions sous-marines extrêmes.
Selon les informations fournies, cet équipement englobe deux modules clés : la préparation et l'alimentation en gaz. Il intègre 113 sous-modules, dont un centre de mélange des gaz, un centre d'alimentation en gaz et des respirateurs humains, permettant de s'adapter avec précision à une plage de travail de 0,5 à 1 mégapascal et de répondre aux besoins des opérations sous très haute pression dans les tunnels sous-marins.
