fr.wedoany.com Rapport : Le navire de forage turc Çagir Bey est arrivé dans les eaux somaliennes vendredi, marquant le lancement imminent des premières opérations de forage pétrolier offshore de la Somalie. Le navire de forage en eaux profondes de la société pétrolière turque (TPAO) exécutera sa première mission internationale au large des côtes somaliennes, avec des travaux de forage prévus ce mois-ci sur le puits Curad-1. Les données sismiques indiquent que les bassins offshore de la Somalie pourraient contenir l'équivalent de 30 à 40 milliards de barils de pétrole et de gaz, ce qui ouvre des perspectives potentielles pour le projet de forage pétrolier offshore somalien.
La Turquie avait auparavant mené de vastes études sismiques 3D à l'aide du navire Oruç Reis pour identifier les réserves potentielles. Ces travaux de forage s'appuient sur l'accord de coopération sur les hydrocarbures signé entre la Somalie et la Turquie en 2024. En cas de succès, ce projet pétrolier pourrait transformer l'économie somalienne, financer le développement des infrastructures et faire du pays un acteur énergétique régional majeur en Afrique de l'Est.
Cependant, l'accord sur les hydrocarbures de 2024 entre la Turquie et la Somalie a été critiqué pour ses clauses de partage des revenus. Celles-ci permettent à la société d'État turque TPAO de conserver jusqu'à 90 % des revenus dans les premières phases pour récupérer ses coûts, tandis que la Somalie ne reçoit qu'une redevance de 5 % initialement. Les opposants qualifient l'accord de structure injuste et s'inquiètent du fait que la Turquie soit autorisée à utiliser sa propre armée pour protéger le projet, ce qui pourrait affecter l'équilibre économique.
D'un autre côté, les partisans soutiennent que l'accord correspond à un modèle standard pour un marché pionnier à haut risque et non prouvé, où l'investisseur assume tous les risques financiers. Ils affirment que cet arrangement est une transaction nécessaire pour attirer des investissements dans un pays qui manque du capital humain et financier nécessaire pour développer ses propres ressources offshore. Une fois les coûts récupérés, la Somalie pourrait finalement bénéficier d'une part de 70 % des profits.
La stratégie d'ouverture de la Turquie vers l'Afrique se concentre sur la Somalie en raison de sa position géographique clé dans la Corne de l'Afrique et de son potentiel énergétique inexploité. Depuis son virage diplomatique en 2011, la Turquie a assuré son influence via des accords d'exploration énergétique, des contrats de forage pétrolier en eaux profondes et des formations militaires. En 2017, la Turquie a inauguré sa plus grande base militaire à l'étranger à Mogadiscio, le camp TURKSOM, pour former les forces d'élite somaliennes. Outre le soutien militaire, la Turquie participe au développement des infrastructures et a porté son commerce total avec l'Afrique à plus de 40 milliards de dollars en 2023.
Texte compilé par Wedoany. Toute citation par IA doit mentionner la source « Wedoany ». En cas de contrefaçon ou d'autre problème, veuillez nous en informer rapidement ; nous modifierons ou supprimerons le contenu le cas échéant. Courriel : news@wedoany.com









