fr.wedoany.com Rapport : Le Dr Basma K. Soliman et ses collègues du département de radiologie diagnostique et de la faculté de médecine humaine de l'Université de Zagazig en Égypte ont confirmé, dans une étude prospective, que l'IRM multiparamétrique (IRMmp) permet de distinguer efficacement les lésions mammaires classées BI-RADS 3-5 présentant un rehaussement sans masse (RSM). Cette étude, récemment publiée dans « European Radiology », a analysé les données d'IRMmp de 351 femmes (âge moyen 44,2 ans) issues de sept établissements de soins tertiaires, toutes présentant des RSM classés BI-RADS 3-5, dont 189 lésions étaient malignes. Neuf radiologues spécialisés en IRM mammaire, ayant entre 12 et 20 ans d'expérience, ont examiné les images, l'étude ayant utilisé une imagerie centralisée sur une période de 20 mois.
Les chercheurs ont constaté que l'IRMmp basée sur le consensus offrait une sensibilité de 98,4 %, une spécificité de 86,4 % et une aire sous la courbe (AUC) de 94 %. La valeur prédictive positive (VPP) de l'IRMmp était de 89,4 % et la valeur prédictive négative (VPN) de 97,9 %. Le Dr Basma K. Soliman, première auteure de l'étude, souligne que cette recherche montre que l'IRM multiparamétrique, combinant la morphologie DCE, la cinétique et les mesures de l'ADC, améliore significativement la performance diagnostique pour les lésions RSM incertaines ou suspectes par rapport aux paramètres isolés. La VPN élevée (97,9 %) indique que les RSM à faible risque pourraient faire l'objet d'un suivi à court terme en toute sécurité plutôt que d'une biopsie immédiate, ce qui pourrait réduire d'environ 14 % les biopsies inutiles.
L'analyse multivariée a révélé cinq paramètres IRM statistiquement significatifs comme indicateurs de malignité : la courbe de type II en plateau, associée à un risque de malignité plus de six fois supérieur ; la distribution segmentaire, associée à un risque de malignité plus de neuf fois supérieur ; et la courbe de type III avec lavage, associée à un risque de malignité près de 27 fois supérieur. Les auteurs de l'étude reconnaissent que les limites incluent l'utilisation d'un seul système IRM 1,5T, la variabilité potentielle des valeurs de cartographie ADC selon les intensités de champ et les fabricants, ainsi que l'exclusion des lésions BI-RADS 2. De plus, les radiologues examinateurs ne connaissaient pas les antécédents cliniques des patientes.
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