fr.wedoany.com Rapport : Dark Star Minerals Inc. a signé un accord pour acquérir jusqu’à 100 % des droits sur le projet d’uranium de Lamont Lake, situé dans le nord de la Saskatchewan, au Canada. Ce projet, à environ 85 km au nord-ouest d’Uranium City, jouxte la partie nord du bassin d’Athabasca, riche en ressources, et couvre 5 claims miniers sur une superficie d’environ 22 km².
Les données de forage historiques indiquent une minéralisation uranifère peu profonde, apparaissant de la surface jusqu’à environ 57 mètres de profondeur, avec des teneurs comprises entre 0,02 % et 0,5 % d’U3O8. Le projet comprend 11 occurrences historiques d’uranium et dispose de données historiques prometteuses issues d’analyses et de levés géologiques. Une analyse préliminaire montre que les caractéristiques géologiques de la zone sont similaires à celles du gisement de Beaverlodge, situé à environ 90 km au sud-est. Pendant sa période d’exploitation, le gisement de Beaverlodge a produit environ 56 millions de livres d’U3O8 avec une teneur moyenne de 0,24 % d’U3O8. La société précise que la minéralisation de Beaverlodge n’indique pas directement le potentiel de minéralisation de la zone du projet.
Selon l’accord d’option d’achat des claims miniers, Dark Star Minerals a obtenu un droit exclusif d’option pour acquérir jusqu’à 100 % des droits légaux et bénéficiaires sur les claims décrits dans l’accord, auprès de six vendeurs indépendants. En contrepartie de cette option, Dark Star émettra un total de 6 300 000 actions ordinaires, soumises à une restriction de revente de 4 mois et un jour à compter de leur émission, avec un prix réputé de 0,125 dollar canadien. La contrepartie sera versée en trois tranches égales de 2 100 000 actions chacune : à la signature de l’accord (sous réserve des approbations nécessaires) ; dans les 12 mois suivant la date d’effet ou lors du dépôt d’un rapport technique NI 43-101 pour le projet, selon la première éventualité ; dans les 24 mois suivant la date d’effet ou la date d’exécution (sauf modification écrite convenue entre les parties).
Marc Branson, PDG et administrateur de Dark Star, a déclaré que le projet Lamont Lake offre à la société des claims prometteurs dans une juridiction d’exploration uranifère mature en Amérique du Nord, comprenant de multiples occurrences historiques d’uranium peu profondes et des données historiques significatives, avec des travaux d’exploration récents limités mais des résultats historiques encourageants. L’équipe technique de la société examine en continu les données historiques de Lamont Lake et prévoit de finaliser un plan d’exploration à court terme dans les semaines à venir.
La zone du projet faisait auparavant partie de la zone de permis n° 4. Cette zone a fait l’objet d’un levé aéroradiométrique en 1967, totalisant 1 615 milles-lignes, réalisé à l’aide d’un hélicoptère équipé d’un détecteur de scintillation aéroporté Mount Sopris et d’un détecteur à cristal d’iodure de sodium Harshaw de 5 pouces x 4 pouces. En 1968, King Resources Company a effectué des levés aéroradiométriques supplémentaires et des travaux d’exploration au sol dans la zone. De 1977 à 1979, Marubeni Canada Ltd et PNC Exploration (Canada) Co Ltd ont mené des programmes de cartographie géologique, d’exploration, de radiométrie et de forage dans la zone, réalisant un total de 13 trous de forage pour une profondeur cumulée de 807 mètres. Les travaux historiques pertinents sont référencés sous les numéros de dossiers d’évaluation 74N12-0006, 74N12-0007, 74N13-NW-0011 et 74N13-0013, entre autres.
La minéralisation identifiée dans les travaux historiques est principalement composée d’oxydes d’uranium jaunes, apparaissant le long de plans de cisaillement nord-sud dans des gneiss feldspathiques pegmatitiques plissés de manière isoclinale, dans des pegmatites concordantes, ainsi que sous forme de radioactivité mineure associée à des systèmes de failles est-ouest. La minéralisation est presque toujours liée à une altération supergène ou hydrothermale, incluant des zones de propylitisation et d’argilisation. Dans les principales zones anomales, comme la zone anomale S3, un forage historique a rencontré une minéralisation d’uraninite à 30,2 mètres de profondeur, avec une analyse de 0,5 mètre d’épaisseur à une teneur de 0,540 % d’U3O8. Dans la zone anomale N-9, la valeur radiométrique maximale atteignait 15 000 cps, et les analyses de tranchées ont donné une teneur maximale de 0,158 % d’U3O8. Dans la zone anomale BW 71-13, les analyses historiques les plus élevées étaient de 0,26 % d’U3O8 sur 1 mètre de largeur dans la zone ouest et de 0,5 % d’U3O8 sur 1 mètre de largeur dans la zone est. Dans la zone anomale SBW 11-4, l’analyse la plus élevée était de 0,078 % d’U3O8 sur 1 mètre d’épaisseur, et le forage 13 a donné une analyse moyenne de 0,070 % d’U3O8 sur 2,5 mètres d’épaisseur à 57,5 mètres de profondeur.
Les caractéristiques géologiques de la zone du projet sont similaires à celles du gisement de Beaverlodge. Ce dernier a produit un total de 56 millions de livres d’U3O8 à partir de 17 gisements d’uranium entre 1953 et 1982, avec une teneur moyenne de 0,24 % d’U3O8 (selon une étude de Dieng S., Kyser K. et Godin L. en 2015). La zone du projet est située dans la province de Churchill du Bouclier canadien, ayant subi au moins deux phases de déformation, incluant un plissement isoclinal intense et une activité de failles est-ouest.
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