fr.wedoany.com Rapport : L'Autorité nationale de protection des données (ANPD) et le Conseil administratif de défense économique (Cade) du Brésil ont récemment renouvelé l'Accord de coopération technique (ACT), poursuivant ainsi leurs actions conjointes dans les domaines de la protection des données et de la régulation de la concurrence. Le président de l'ANPD, Waldemar Gonçalves, a indiqué que la prolongation de l'accord reflète la maturité du partenariat interinstitutionnel et la reconnaissance mutuelle des défis numériques.
Les deux institutions adoptent des perspectives différentes sur la régulation des flux de données : le Cade considère les flux de données comme des actifs économiques et des éléments de concurrence, tandis que l'ANPD les perçoit comme un droit fondamental. Le président intérimaire du conseil d'administration de l'ANPD, Diogo Thomson, estime que concilier ces deux points de vue constitue le principal défi pour les institutions, et qu'il est impératif de garantir que la vie privée devienne un paramètre de qualité concurrentielle, sans créer d'obstacles artificiels entre les acteurs.
Les experts soulignent que les conflits réglementaires potentiels constituent un autre enjeu majeur. Les plateformes ne peuvent pas invoquer la protection des données et la vie privée pour justifier des comportements anticoncurrentiels ou entraver la portabilité des informations, bien que celle-ci nécessite des protocoles de sécurité stricts.
Avec l'évolution du cadre réglementaire brésilien, notamment la Loi sur l'enfance numérique (ECA Digital), le projet de loi sur le marché numérique (PL 4675/2025) et le Cadre civil pour l'internet (MCI), l'environnement réglementaire deviendra plus exigeant. Par exemple, la régulation liée à l'ECA Digital doit établir des règles pour prévenir les schémas manipulateurs dans la conception et éviter l'utilisation compulsive, tout en étant globale et proportionnée, afin de ne pas affecter des outils bénéfiques comme les applications éducatives.
La coordinatrice du Comité directeur de l'internet au Brésil (CGI.br), Renata Mielli, a souligné que l'interdiction des applications en ligne devrait être considérée comme une mesure extrême. Les actions prévues dans le projet de loi doivent être symétriques, assorties de délais clairs, transparentes et respectueuses des architectures décentralisées.
Les deux institutions ont également exprimé leurs préoccupations concernant le développement de l'intelligence artificielle, en particulier les problèmes d'intégration verticale qui pourraient découler des collaborations entre entreprises concurrentes pour développer cette technologie.










