fr.wedoany.com Rapport : Le 14 juillet, heure locale, la deuxième unité du projet de centrale biomasse de Biovéa, d'une capacité de 46 MW, en Côte d'Ivoire, a achevé avec succès les tests d'endurance et de performance et a été officiellement mise en service. Ce projet, réalisé en EPC par le consortium formé par China Energy Engineering Group Co., Ltd. (Construction) et China Energy International Group Co., Ltd., est le plus grand projet de centrale biomasse en construction en Afrique de l'Ouest.

Cette centrale utilise comme combustible des déchets agricoles et forestiers locaux, tels que les pétioles de palmier à huile et les coques. La collecte de ces déchets profite à 12 000 ménages de planteurs de palmiers à huile, créant ainsi une chaîne industrielle complète allant de la culture du palmier à huile à la valorisation des déchets, puis à la production d'électricité verte. La capacité totale installée de la centrale est de 46 MW, avec une production annuelle d'électricité de 348 GWh, représentant 15 % de la production totale d'énergie renouvelable de la Côte d'Ivoire. Elle peut répondre de manière stable aux besoins quotidiens en électricité de 1,7 million de personnes, couvrant la région d'Aboisso et trois départements voisins. L'électricité est prioritairement fournie au cercle économique d'Abidjan, qui contribue à 60 % du PIB national. Il est prévu qu'après la mise en service, la fréquence des coupures d'électricité dans la région passe de 8 à 10 fois par mois à 2 à 3 fois, et que la durée de chaque coupure soit réduite à moins d'une heure. Selon les estimations, ce projet permettra de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 180 000 tonnes par an, soit l'équivalent de l'effet de réduction des émissions d'environ 10 millions d'arbres plantés. Pendant la phase de pointe de la construction, le projet a créé plus de 1 000 emplois locaux.
Ce projet est la première centrale biomasse à grande échelle au monde utilisant principalement des pétioles de palmier à huile comme combustible. Face aux défis tels que la teneur élevée en eau du combustible en Afrique de l'Ouest, la diversité des types de matières premières et la faible stabilité du réseau électrique local, l'équipe du projet a développé une série de résultats technologiques. Pour le traitement du combustible, le projet a personnalisé des équipements de broyage, capables de traiter 150 tonnes de déchets agricoles et forestiers par heure avec deux machines en coordination, et de consommer localement des centaines de milliers de tonnes de déchets de palmier chaque année. La chaudière utilise une chaudière à grille vibrante pour atténuer les problèmes de scorification et d'usure des équipements causés par un combustible à haute teneur en eau et à faible point de fusion des cendres, s'adaptant ainsi au climat pluvieux et humide de la Côte d'Ivoire. En termes d'équipement, à l'exception du broyeur principal et de quelques auxiliaires de la chaudière, le groupe turbo-alternateur, le système de transport et d'alimentation, et l'ensemble des équipements de contrôle électrique sont fournis par des fabricants nationaux. Le corps de la chaudière et la structure en acier sont produits par des fabricants chinois, avec un taux de localisation global de 80 %. Les équipements sont certifiés CE et leurs performances sont comparables à celles des produits internationaux de premier plan, ce qui a permis de maîtriser efficacement le coût global de construction du projet. En ce qui concerne l'adaptation au réseau électrique, chaque unité est équipée d'un système de contrôle de délestage rapide (FCB) en îlotage, capable de collecter des informations de télésignalisation et de télémesure sur les côtés haute et basse tension du transformateur principal, les lignes de sortie haute tension du poste électrique adjacent et les barres haute tension. En cas de déconnexion du réseau due à un défaut, l'unité peut fonctionner de manière stable en alimentant ses propres auxiliaires, puis se reconnecter rapidement au réseau une fois les conditions de ce dernier rétablies, améliorant ainsi considérablement la capacité de résistance aux perturbations et la résilience opérationnelle du réseau électrique régional.

Le projet a mis en place un cadre de gestion et d'exploitation mondialisé, utilisant plus de 300 normes internationales couvrant toutes les disciplines, notamment la structure du génie civil, les équipements de puissance, les instruments électriques, la protection contre les incendies et les explosions, et les essais de performance. En termes de conception, les récipients sous pression et les canalisations sous pression sont conformes à la norme ASME des États-Unis, les travaux de construction du génie civil sont strictement exécutés selon les normes françaises, les systèmes électriques et de contrôle thermique utilisent les normes IEC et ANSI, la protection contre les incendies suit les normes françaises NF et américaines NFPA, la protection de l'environnement est conforme à une série de normes locales de la Côte d'Ivoire, et les essais de performance sont effectués selon les normes EN. Parallèlement, le concept de développement ESG est intégré tout au long du cycle de vie du projet. Le projet adopte un modèle d'organisation des ressources basé sur la localisation des ressources et la mondialisation des achats, en collaborant avec deux fabricants européens, un pour les chaudières en Pologne et un pour les broyeurs en Finlande. La logistique transfrontalière, principalement par voie maritime et avec des réapprovisionnements d'urgence par voie aérienne, permet de réduire les coûts, d'assurer l'approvisionnement et de respecter les délais de livraison. Pendant la construction, le projet a mis en place un mécanisme de coordination entre les équipes sur site et à l'arrière, et a fait appel à des experts en mise en service expérimentés de Chine pour superviser les travaux pendant la phase de mise en service. Le projet a créé une plateforme de gestion numérique à trois niveaux avec pénétration, permettant une inspection à distance par vidéo pour vérifier en temps réel l'avancement des travaux et l'état des équipements. En ce qui concerne l'intégration locale, le projet a mis en œuvre des horaires de travail décalés et une alternance des équipes chinoises et locales, et a formé des cadres d'exploitation et de maintenance locaux par le biais d'un système de tutorat, atteignant ainsi l'objectif de construire une centrale tout en formant une équipe de talents.










