L'indice des prix à la production agricole du Brésil chute de 9,52 % au premier semestre 2026
2026-07-21 09:55
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fr.wedoany.com Rapport : L'agriculture brésilienne a connu une baisse généralisée des prix au premier semestre 2026. L'indice des prix à la production agricole (IPPA/Cepea) a enregistré une baisse cumulée de 9,52 % par rapport à la même période de l'année précédente, toutes les principales catégories de cet indicateur ayant subi une dépréciation. Les facteurs les plus influents incluent la forte baisse des cours du café et de la canne à sucre, ainsi que le recul des prix des principales céréales et de certaines protéines animales.

Selon une enquête du Centre d'études avancées en économie appliquée (Cepea/Esalq-USP), la performance de l'indice brésilien est légèrement meilleure que celle du marché alimentaire international. Sur la même période, l'indice des aliments et boissons du Fonds monétaire international (FMI Food & Beverage Index), converti en réaux, a chuté de 10,64 %, ce qui montre que la pression à la baisse sur les matières premières agricoles est également présente à l'échelle mondiale.

Le groupe ayant le plus d'impact sur les résultats de l'indice est celui de l'IPPA-Canne à sucre-Café, qui a baissé de 22,51 %. Selon les données du Cepea, le prix du café a chuté de 27,4 %, reflétant un optimisme quant à l'offre mondiale pour la campagne 2026/27, ainsi que la possibilité d'une récolte record au Brésil. Le début de la récolte des grains d'arabica a accentué cette tendance, bien que les pluies de juin aient limité une baisse plus importante en suscitant des inquiétudes sur la qualité du café. Le prix de la canne à sucre a également fortement chuté de 19 %, contribuant à la performance négative de ce groupe.

L'indice du groupe des céréales a baissé de 9,49 %, toutes les cultures analysées étant en perte. Le riz a mené la baisse avec une dépréciation de 29,2 %, suivi par le blé (-15,34 %), le maïs (-13,93 %), le coton (-9,49 %) et le soja (-4,33 %). Les chercheurs du Cepea indiquent que le marché du riz mérite une attention particulière, ses prix restant à des niveaux considérés comme insuffisants pour rétablir la rentabilité de l'activité.

Le groupe des fruits et légumes a baissé de 4,7 %, principalement sous l'effet de la baisse des prix des oranges (-51,4 %) et des raisins (-15,5 %). En revanche, les prix des pommes de terre (+26 %), des tomates (+24,8 %) et des bananes (+27,8 %) ont augmenté. Le groupe de l'élevage a baissé de 4,34 %, pénalisé par la baisse des prix du poulet (-14,74 %), du porc (-23,07 %), du lait (-14,14 %) et des œufs (-18,3 %). L'exception est l'arroba bovine (unité de mesure du bœuf au Brésil), qui a augmenté de 8,92 % sur le semestre.

Les résultats de l'IPPA montrent que, malgré les différences entre les filières, la plupart des producteurs ont été confrontés à un environnement de prix défavorable au premier semestre de cette année. Selon le Cepea, le suivi continu des évolutions du marché et des coûts de production reste essentiel pour évaluer l'impact sur la rentabilité des différentes activités agricoles en 2026.

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