fr.wedoany.com Rapport : Lionheart Capital est sur le point de conclure un accord pour l’acquisition d’une participation dans un champ pétrolier vénézuélien d’une valeur de 400 millions de dollars, ce qui représenterait l’un des premiers investissements privés majeurs dans le secteur pétrolier du pays depuis l’assouplissement des sanctions américaines.
La société d’investissement basée à Miami a signé une lettre d’intention non contraignante avec l’entreprise suédoise Keo Capital AB, qui détient des participations dans PetroUrdaneta, a-t-il été annoncé lundi.
Selon le projet proposé, les deux parties créeront conjointement une nouvelle société, détenue par Keo et Lionheart Capital, qui sera cotée au Nasdaq. Keo a déclaré dans un communiqué que les négociations étaient en cours et que l’objectif était de finaliser un accord définitif d’ici le 17 août.
Selon des sources proches du dossier, si l’accord définitif est conclu, Keo recevra des actions de Lionheart Holdings, une société d’acquisition à vocation spécifique cotée au Nasdaq, d’une valeur de 400 millions de dollars. La transaction reste soumise à la réalisation d’une due diligence et à l’approbation des autorités de régulation vénézuéliennes et américaines.
Les représentants de Lionheart Capital et de la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne (PDVSA) n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.
L’action de Lionheart Holdings, un véhicule d’acquisition à vocation spécifique, a légèrement augmenté lundi d’environ 0,4 %, clôturant à 10,83 dollars.
Cette transaction intervient alors que le Venezuela cherche à revitaliser son industrie pétrolière grâce à des investissements privés, après des années de modèle dominé par l’État. Après que l’armée américaine a capturé l’ancien homme fort Nicolás Maduro en janvier, Washington a assoupli les sanctions et le gouvernement de Caracas a progressivement assoupli les restrictions sur la participation étrangère.
PetroUrdaneta, une coentreprise avec la compagnie pétrolière nationale Petroleos de Venezuela SA, opère actuellement sous une licence générale délivrée par le Trésor américain. Ses quatre champs pétrolifères légers matures, historiquement exploités par Shell Plc, produisent actuellement environ 1 300 barils par jour. Selon des sources proches du dossier, ces champs, comme de nombreux actifs vieillissants de PDVSA, nécessitent des investissements massifs.
Le Venezuela, membre fondateur de l’OPEP, possède l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde, mais sa production d’environ 1,2 million de barils par jour représente moins d’un tiers de son pic des années 1970. Les infrastructures du pays sont largement négligées et nécessitent d’importantes injections de capitaux. L’administration Trump a exhorté les investisseurs étrangers à injecter 100 milliards de dollars pour la reconstruction du secteur.
En juin, Lionheart Capital a révélé avoir levé jusqu’à 2,25 milliards de dollars d’engagements pour investir dans le secteur pétrolier du pays.










