fr.wedoany.com Rapport : Le Parlement hongrois a voté en faveur de l'abolition de la taxe nationale sur les quotas de dioxyde de carbone (CO2), renversant ainsi cette mesure fiscale qui avait été critiquée par les entreprises participant au système d'échange de quotas d'émission de l'Union européenne (SEQE-UE).

Cette abolition fait partie d'un ensemble plus large de réformes fiscales et d'amendements constitutionnels approuvés par les législateurs. Le gouvernement a indiqué que ces changements visent à honorer les engagements liés au déblocage des fonds européens, tout en simplifiant le cadre fiscal national.
Cette taxe sur les quotas de CO2, introduite en 2023, imposait un prélèvement supplémentaire sur les revenus issus de la vente des quotas d'émission européens. Les acteurs du secteur estimaient que cette mesure ajoutait une charge financière en plus des coûts déjà supportés dans le cadre du SEQE-UE. Selon les règles du SEQE-UE, les entreprises sont tenues d'acheter des quotas pour couvrir leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).
En vertu de la loi nouvellement adoptée, cette taxe sera supprimée et les entreprises qui l'avaient acquittée seront éligibles à un remboursement. Cela marque un revirement politique majeur pour les acteurs du marché carbone hongrois.
Le gouvernement a déclaré que le programme législatif plus large vise à renforcer la compétitivité de l'économie hongroise tout en alignant la législation nationale sur les exigences européennes. Outre la réforme fiscale, les législateurs ont également approuvé des mesures affectant l'impôt sur les sociétés et d'autres dispositions réglementaires.
L'abolition de cette taxe supprimera l'un des rares prélèvements nationaux ciblant directement le commerce des quotas d'émission de l'UE. Pour les entreprises couvertes par le SEQE-UE, ce changement devrait réduire les coûts de conformité et améliorer la prévisibilité des opérations sur le marché du carbone.
Cette décision fait suite à des critiques persistantes de la part des entreprises, qui estimaient que cette taxe entravait une participation efficace au marché des émissions et affaiblissait le rôle du SEQE-UE en tant que principal mécanisme de tarification du carbone dans l'UE.
L'abolition de cette taxe marque un changement dans la manière dont la Hongrie régule son marché du carbone, faisant du SEQE-UE le principal instrument de tarification des émissions industrielles, tout en mettant fin à une surtaxe nationale sur la vente des quotas de carbone.









