Des divergences sur les modalités de navigation dans le détroit d'Ormuz, les prix du pétrole continuent d'augmenter
2026-08-07 09:06
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fr.wedoany.com Rapport : Le 7 août, les incertitudes entourant les modalités de navigation dans le détroit d'Ormuz ont continué de faire grimper les prix internationaux du pétrole. À 0 h 10, heure de Greenwich, les contrats à terme sur le Brent ont gagné 0,99 dollar, soit une hausse de 1,2 %, pour s'établir à 83,48 dollars le baril ; les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) ont progressé de 0,85 dollar, soit une hausse de 1,1 %, pour s'établir à 78,84 dollars le baril. Lors de la séance précédente, le Brent et le WTI avaient respectivement clôturé en hausse de 3,83 % et 2,75 %, les marchés réévaluant le délai et les conditions d'un retour à une navigation normale dans le détroit.

La hausse des prix du pétrole est liée aux dernières discussions sur les conditions de navigation. Un député iranien a indiqué qu'une commission parlementaire examinait un projet de loi préliminaire visant à interdire le passage par le détroit d'Ormuz aux navires américains, israéliens et à tout autre navire considéré comme « hostile », avec une amende maximale équivalant à 20 % de la valeur de la cargaison pour les navires contrevenant aux restrictions proposées. Parallèlement, l'Iran cherche à facturer aux navires de transit des frais équivalant à 5 % à 7 % de la valeur de la cargaison, tandis que l'Oman discute d'un niveau de redevance d'environ 3 %, et que les États-Unis plaident pour que la navigation dans le détroit ne fasse l'objet d'aucune redevance.

Un document officiel publié précédemment par le ministère omanais des Affaires étrangères indique que l'Oman et l'Iran ont entamé des consultations sur la future gestion de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Le 23 juin, les deux parties ont convenu de créer un groupe de travail conjoint au sein des ministères des Affaires étrangères pour poursuivre les discussions sur la gestion future de la navigation dans le détroit, les services connexes et les redevances, en précisant que les arrangements devraient être conformes aux normes internationales. Le 14 juillet, l'Oman a de nouveau affirmé qu'il continuerait à coopérer avec toutes les parties pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit, en soulignant que les arrangements devraient être conformes au droit international. Les documents officiels omanais publiés à ce jour ne montrent pas encore que de nouveaux barèmes de redevances ou de nouvelles restrictions sur les navires soient officiellement entrés en vigueur.

Le niveau réel de navigation dans le détroit reste nettement inférieur à celui d'avant le conflit. Selon les données de Kpler, seuls 2 navires ont traversé le détroit d'Ormuz le 5 août, contre 8 la veille, et bien loin de la moyenne quotidienne d'environ 130 à 140 navires d'avant le conflit. L'Agence américaine d'information sur l'énergie a précédemment souligné que le détroit d'Ormuz est l'une des voies de transport pétrolier les plus importantes au monde, avec un volume moyen de pétrole transporté par ce détroit d'environ 20,9 millions de barils par jour au premier semestre 2025, soit environ 20 % de la consommation mondiale de liquides pétroliers. La rapidité de la reprise du transport dans le détroit reste donc une variable clé influençant l'offre mondiale de pétrole brut et les fluctuations des prix.

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