fr.wedoany.com Rapport : La compagnie pétrolière norvégienne Equinor a annoncé, le 6, avoir achevé le tronçon de gazoduc d'exportation de 186 km du projet Raia, et a fait état de l'achèvement du premier puits de production du projet, PDA-P14. Situé dans la zone de production de gaz naturel du pré-sal du bassin de Campos (Bacia de Campos), au large de la côte de Rio de Janeiro, ce projet, doté d'un budget de 9 milliards de dollars, est porté par l'opérateur Equinor (détenant 35 % des parts) en partenariat avec Repsol Sinopec (35 %) et Petrobras (30 %).

Cette infrastructure de gazoduc, d'une longueur totale légèrement supérieure à 200 km, est en grande partie sous-marine et déjà prête, avec 4 km supplémentaires à terre. Le pipeline reliera l'unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO, plateforme de type navire) installée dans le pré-sal au réseau de transport de gaz du terminal de Cabiúnas, situé à Macaé (État de Rio de Janeiro). Il reste encore à réaliser les travaux du tronçon terrestre et à relier la section en eaux peu profondes — environ 15 km, livrée en septembre 2025 — à la section en eaux ultra-profondes, plus longue.
Pour poursuivre les travaux, Equinor a déployé dans la région de Macaé la barge de levage Saturn (une « barge auto-élévatrice »). Cet équipement assiste l'installation du gazoduc grâce à des activités de « forage horizontal dirigé » (HDD), une méthode utilisée pour poser des canalisations et des câbles sous terre. Equinor indique que l'arrivée de Saturn marque le début d'une nouvelle phase de cette campagne, comprenant les opérations de forage pilote, d'alésage et de tirage du pipeline, réalisées avant l'installation finale de l'infrastructure.
Pour la phase en eaux ultra-profondes du gazoduc, le projet utilise des tubes produits par Tenaris, dont 99 % d'acier national. La profondeur maximale du pipeline atteint 2 735 mètres sous le niveau de la mer, ce qui, selon Equinor, en fait le gazoduc le plus profond au monde.
Au rythme actuel de livraison, le calendrier prévoyant le premier pétrole (first oil) en 2028 est en bonne voie. Equinor indique qu'en période de pointe, le projet aura la capacité de fournir au marché brésilien 16 millions de mètres cubes standard par jour (MSm³/j), ce qui pourrait représenter 15 % de la demande nationale. Les réserves récupérables de pétrole/condensat dépassent 1 milliard de barils équivalent pétrole (bep).
Tout le gaz naturel produit en mer sera traité et transformé dans le FPSO, puis acheminé directement vers le réseau, sans usine de traitement à terre, une première dans l'histoire industrielle du Brésil.





















