fr.wedoany.com Rapport : À partir du premier trimestre 2026, le projet d'expansion de la fonderie d'aluminium AP60 de Rio Tinto à l'usine d'Arvida, au Québec (Canada), est progressivement entré en phase de mise en service et de démarrage, et devrait être entièrement achevé d'ici la fin 2026. L'investissement total du projet s'élève à environ 1,5 milliard de dollars américains. La partie expansion ajoutera 96 cuves d'électrolyse de type AP60, ce qui permettra d'augmenter la capacité de production annuelle d'aluminium de l'usine québécoise d'environ 160 000 tonnes métriques. Une fois en service, la capacité totale de production d'aluminium primaire de l'usine utilisant la technologie AP60 atteindra environ 220 000 tonnes métriques par an.
Rio Tinto est un groupe multinational de ressources minières fondé en 1873, dont le siège social est situé à Londres, au Royaume-Uni. Les activités du groupe couvrent l'exploration, l'extraction et la transformation de ressources minérales telles que le minerai de fer, le cuivre, l'aluminium, le lithium, le borax et le sel industriel. Le groupe possède des installations d'exploitation dans de nombreuses régions du monde, avec un chiffre d'affaires annuel total dépassant 53 milliards de dollars américains et environ 59 000 employés. Il est coté à la Bourse de Londres et à la Bourse de New York (code boursier : RIO). Rio Tinto est depuis longtemps profondément engagé dans la chaîne de valeur de l'aluminium, de l'extraction de la bauxite, au raffinage de l'alumine, en passant par la production d'aluminium électrolytique. Le Québec est l'une des régions clés des activités aluminium de Rio Tinto, où le groupe exploite plusieurs fonderies d'aluminium, dont Arvida, ainsi que des installations connexes. Grâce à l'abondance des ressources hydroélectriques du Québec, les produits en aluminium de la région bénéficient d'un avantage naturel en matière de faible empreinte carbone.
La technologie AP60 utilisée dans cette expansion est un procédé avancé d'électrolyse de l'aluminium développé en interne par Rio Tinto, caractérisé par une efficacité de production élevée, une faible consommation d'énergie et des émissions réduites. Selon Jérôme Pécresse, directeur général de Rio Tinto Aluminium et Lithium, cette technologie figure parmi les technologies d'électrolyse les plus efficaces et les moins carbonées actuellement déployées à l'échelle commerciale mondiale. Dans le contexte de l'hydroélectricité québécoise, les émissions de gaz à effet de serre par tonne métrique d'aluminium ne représentent qu'un sixième de la moyenne du secteur, et sont environ deux fois moins élevées que les niveaux d'émission des anciens ateliers d'électrolyse d'Arvida. Une fois l'expansion achevée, le nouvel atelier devrait réduire les émissions de carbone d'environ 290 000 tonnes métriques par an par rapport à l'ancien atelier, et les émissions de particules fines pourraient être réduites jusqu'à 90 %.
Ce projet d'expansion est considéré comme le premier grand projet de nouvelle capacité de production d'aluminium primaire lancé dans le monde occidental depuis plus d'une décennie. Parallèlement à la mise en service de la nouvelle capacité, certains anciens ateliers d'électrolyse de l'usine d'Arvida seront progressivement fermés comme prévu. Ce projet s'inscrit en synergie avec le projet de centre de recyclage de l'aluminium que Rio Tinto mène simultanément à Arvida, afin d'optimiser ensemble la structure des actifs d'aluminium au Québec et de fournir au marché nord-américain une offre de produits en aluminium plus sobre en carbone, plus efficace et plus durable.
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