fr.wedoany.com Rapport : Wacker Chemie (Wacker) a réalisé au deuxième trimestre 2026 un chiffre d'affaires de 1,52 milliard d'euros, en hausse de 7 % par rapport aux 1,41 milliard d'euros de la même période en 2025, et en progression de 8 % par rapport aux 1,41 milliard d'euros du premier trimestre 2026. Tous les secteurs d'activité ont dépassé leurs ventes de l'année précédente, et le secteur chimique a également enregistré une croissance en glissement trimestriel, principalement grâce à l'augmentation des prix de certains produits et à la hausse des volumes de vente.

Le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (EBITDA) du groupe a atteint 211 millions d'euros au deuxième trimestre, en hausse de 85 % sur un an et de 22 % par rapport aux 173 millions d'euros du premier trimestre 2026. La marge d'EBITDA s'est établie à 13,9 %, contre 8,1 % au deuxième trimestre 2025 et 12,3 % au premier trimestre 2026. Cette progression sur un an provient principalement des économies de coûts générées par le programme d'efficacité PACE, lancé en octobre 2025. L'EBITDA inclut également un gain non opérationnel de 36,7 millions d'euros, résultant de la réévaluation des obligations de retraite après l'introduction de l'option de capital en Allemagne, qui a réduit le montant de ces obligations. Compte tenu de ces effets exceptionnels, le chiffre d'affaires de 1,52 milliard d'euros et le résultat opérationnel de 175 millions d'euros au deuxième trimestre sont conformes aux attentes du marché, les prévisions moyennes des analystes pour le chiffre d'affaires et l'EBITDA du groupe étant respectivement de 1,49 milliard d'euros et 172 millions d'euros (source : Vara Research, 21 juillet 2026).
Le bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) du deuxième trimestre a nettement progressé sur un an pour atteindre 96 millions d'euros, contre -11 millions d'euros à la même période en 2025, avec une marge d'EBIT de 6,3 %. Le résultat net de la période s'élève à 350 millions d'euros, contre -19 millions d'euros un an plus tôt, incluant un impact de 243 millions d'euros lié à Siltronic. Le bénéfice par action s'établit à 6,86 euros, contre -0,49 euro à la même période en 2025.
Christian Hartel, président-directeur général de Wacker, a déclaré que l'environnement de marché restait faible, mais que Wacker avait bien performé au deuxième trimestre, avec des résultats nettement supérieurs à ceux de l'année précédente, grâce à une bonne performance opérationnelle et aux premiers effets du programme PACE. Grâce à PACE, Wacker prévoit d'économiser plus de 300 millions d'euros par an pour renforcer sa compétitivité, et les mesures sont actuellement déployées conformément au plan à l'échelle mondiale.
Hartel a souligné que la conjoncture économique globale de l'industrie chimique ne s'était guère améliorée, que la demande des secteurs en aval tels que l'automobile ou la construction restait faible, et qu'aucune inversion de tendance n'était observée côté demande. La situation au Moyen-Orient ajoute une incertitude supplémentaire, entraînant en partie une hausse des prix de l'énergie et des matières premières ainsi que des perturbations de la chaîne d'approvisionnement. Wacker répercute ces coûts supplémentaires sur ses clients et a augmenté en conséquence les prix de ses siloxanes et de ses produits polymères au deuxième trimestre. Face à l'intensification de la concurrence et aux surcapacités, Wacker répond aux mutations du secteur en optimisant ses modèles économiques, ses processus et ses structures, ainsi qu'en motivant et en formant ses collaborateurs.
Lors de la publication des résultats du deuxième trimestre, Wacker a ajusté ses prévisions annuelles. Le groupe prévoit désormais une croissance annuelle du chiffre d'affaires à un chiffre en pourcentage à un niveau moyen, contre une prévision antérieure à un chiffre élevé, en raison d'une hausse attendue moins forte des prix des matières premières et de l'énergie, qui devrait peser sur les prix de vente au cours des prochains mois. L'EBITDA est désormais attendu entre 625 et 750 millions d'euros, contre une fourchette précédente de 550 à 700 millions d'euros, ajustement lié à la bonne performance opérationnelle du deuxième trimestre et au gain non opérationnel résultant de la modification des provisions pour retraites. Grâce aux entrées de fonds provenant de la cession des actions de Siltronic AG, le groupe prévoit une dette financière nette d'environ 500 millions d'euros, contre une prévision antérieure d'un niveau inférieur de plus de dix points de pourcentage à celui de 886 millions d'euros à la fin de l'année précédente. Les autres indicateurs clés restent inchangés : la marge d'EBITDA est toujours attendue à un pourcentage à deux chiffres à un niveau bas, les investissements pour 2026 sont d'environ 300 millions d'euros, et le flux de trésorerie disponible annuel reste attendu positif et nettement supérieur à celui de 2025. Ces prévisions restent entachées d'une forte incertitude en raison de l'imprévisibilité des développements futurs au Moyen-Orient et de l'absence de clarification des procédures commerciales d'importation du polysilicium et de ses dérivés aux États-Unis.










