18 pays de l'UE signent un accord sur une plateforme de test transfrontalière pour la conduite autonome le 8 juin
2026-06-10 10:32
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fr.wedoany.com Rapport : 18 États membres de l'Union européenne ont signé le 8 juin, lors du Conseil des transports au Luxembourg, une « Déclaration d'intention conjointe » s'engageant à établir un cadre de coordination pour le déploiement transfrontalier de véhicules autonomes. Cette déclaration a été signée dans le cadre du « Plan d'action européen pour l'automobile » annoncé par la Commission européenne en mars 2025. Les pays participants sont l'Autriche, la Belgique, la Croatie, Chypre, la République tchèque, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède.

Cette déclaration, non juridiquement contraignante, établit une intention commune de coordonner les processus d'homologation des véhicules, d'élaborer des procédures d'autorisation générales et de soutenir les cas d'utilisation transfrontaliers dans les domaines des transports publics, du fret et de la logistique. Chaque État signataire conserve l'autorité de son cadre juridique national, mais l'accord établit une structure de reconnaissance mutuelle des homologations de véhicules, permettant aux véhicules certifiés dans un pays participant d'opérer au-delà des frontières sans devoir subir une réhomologation complète dans chaque nouvelle juridiction.

Cette initiative s'articule autour de deux axes parallèles : la coordination réglementaire et le déploiement sur le terrain. Le volet de coordination réglementaire se concentre sur l'élaboration de principes communs pour l'homologation et l'autorisation des véhicules, y compris l'échange d'informations en coopération entre les organismes nationaux de réception par type et le partage de la surveillance de sécurité après la mise en service des véhicules. Le volet de déploiement sur le terrain se concentre sur le déploiement pratique, organisant les activités autour de cas d'utilisation et d'environnements opérationnels spécifiques plutôt que par type de technologie. La déclaration précise que la plateforme de test reste neutre vis-à-vis de toute technologie spécifique, le choix des cas d'utilisation étant déterminé par les prestataires de services, les autorités de transport public et les opérateurs privés.

Les entreprises non membres de l'UE peuvent participer, mais sous conditions. Tout acteur non européen doit établir un partenariat stratégique avec au moins une entreprise automobile ou de mobilité de l'UE et démontrer une présence significative dans l'UE en matière de fabrication, d'emploi, de recherche et développement ou de propriété intellectuelle. Les partenaires doivent également conserver les données et les flux de données générés par les activités de la plateforme de test au sein de l'UE. Ce cadre reflète les préoccupations européennes en matière de souveraineté technologique dans le domaine de la conduite autonome, notamment dans le contexte de l'expansion agressive des développeurs chinois de conduite autonome.

Le plan de travail 2026 du « Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE) » comprend environ 21,8 millions de dollars (au taux de change actuel) dédiés à l'infrastructure numérique pour la conduite autonome. Ces fonds seront distribués par le biais d'un appel d'offres de refinancement lancé en juin. Ce financement est présenté comme la première mesure de soutien à l'initiative de la plateforme de test, et non comme un budget total. La conception inclut une extension progressive, la déclaration indiquant que le déploiement commencera par des opérations de petite envergure ou géographiquement limitées, avant de s'étendre à des services transfrontaliers continus.

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