L'UCN lance le projet Anillo Aqua Loa avec un financement de 660 millions de pesos
2026-06-28 10:12
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fr.wedoany.com Rapport : Le projet Anillo Aqua Loa, lancé par l'Université Catholique du Nord (Universidad Católica del Norte, UCN), bénéficie d'un financement de l'Agence Nationale de la Recherche et du Développement du Chili (Agencia Nacional de Investigación y Desarrollo, ANID). Il vise à transformer la gestion du bassin du fleuve Loa (río Loa), le plus long du Chili, en adoptant une approche intégrée et innovante face à la crise de l'eau.

Exécuté dans la région d'Antofagasta (región de Antofagasta), le projet dispose d'un budget d'environ 660 millions de pesos, réparti sur trois ans. Il combine des méthodes de prospection géologique et géophysique, d'analyse structurale, de télédétection, de traçage isotopique et d'hydrogéochimie, ainsi qu'un système pilote de phytoremédiation adapté à l'environnement du désert d'Atacama (desierto de Atacama).

Le responsable du projet, le Dr Christian Herrera Lameli, souligne que ce programme offre une perspective experte pour faire face à la crise de l'eau en considérant cette ressource comme stratégique pour la région. Cet hydrogéologue, directeur du Centre de Recherche Technologique sur l'Eau et la Durabilité dans le Désert (Centro de Investigación Tecnológica de Agua y Sustentabilidad en el Desierto, Ceitsaza) de l'UCN, indique qu'historiquement, le bassin du Loa a subi une exploitation intensive due aux activités agricoles, minières, industrielles et d'approvisionnement en eau potable, affectant le débit naturel, le ruissellement et la qualité de l'eau du fleuve.

Les objectifs spécifiques du projet incluent : l'évaluation de nouvelles sources d'eau souterraine pour une agriculture durable ; l'amélioration de la qualité de l'eau de surface des aquifères par phytoremédiation ; l'étude des flux d'eau et de leurs origines ; et la modélisation des aquifères pour déterminer les volumes d'eau exploitables.

Le co-responsable du projet, le Dr Javier Urrutia, chercheur au Ceitsaza, souligne que le bassin du Loa est la principale ressource en eau de la région, soutenant les écosystèmes agricoles, urbains, miniers et à haute valeur environnementale. Ce programme vise à créer des connaissances appliquées grâce à des solutions fondées sur la nature, à identifier de nouvelles sources d'eau souterraine, à évaluer leur aptitude agricole et à restaurer des tronçons clés du fleuve.

L'utilisation de plantes indigènes pour la phytoremédiation est une alternative prometteuse pour traiter les eaux contaminées. Cette méthode exploite les plantes et leurs micro-organismes rhizosphériques pour dégrader, immobiliser ou éliminer les polluants de l'environnement par des processus naturels, restaurant ainsi les sols dégradés. C'est une solution efficace, peu coûteuse et adaptée aux conditions désertiques.

Le projet collabore avec des institutions telles que l'Université des Amériques (Universidad de las Américas, UDLA), l'Université Rutgers (Rutgers University) aux États-Unis, le Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique (Consejo Superior de Investigación Científica, CSIC) en Espagne, et l'Institut Géologique et Minier d'Espagne (Instituto Geológico y Minero de España, IGME), afin de renforcer les capacités de recherche régionales dans le domaine de l'hydrogéologie des zones hyperarides.

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