fr.wedoany.com Rapport : Isabelle Spiegel, vice-présidente en charge de l’environnement chez VINCI, entreprise française de construction et d’infrastructures, a récemment présenté, lors de la Semaine du climat à Londres, les stratégies et progrès concrets de l’entreprise en matière de développement durable dans les secteurs de la construction et des infrastructures.
La stratégie de développement durable de VINCI se concentre sur la réduction des émissions de carbone. Depuis 2018, l’entreprise a réduit ses émissions de scope 1 et 2 de 26 %, et depuis 2019, ses émissions de scope 3 de 4 %. 46 % de son électricité provient de sources renouvelables, et 32 % de son béton est à faible teneur en carbone. Par ailleurs, l’entreprise protège les écosystèmes grâce à l’ingénierie écologique et à la réduction de l’imperméabilisation des sols.
Pour stimuler l’innovation sur le terrain, VINCI a mis en place un prix environnemental interne, recevant jusqu’à 1 000 solutions proposées par ses employés. L’entreprise a ensuite lancé un programme dédié pour favoriser la reproduction et le déploiement à grande échelle de ces solutions.
En milieu urbain, VINCI promeut la solution « îlots de fraîcheur », qui repose sur quatre leviers techniques : restaurer les sols vivants, introduire de la végétation, ajuster la couleur et le type d’asphalte, et déconnecter les réseaux d’eaux pluviales pour permettre l’infiltration de l’eau dans le sol, afin de ramener la nature en ville. Cette solution, récompensée par un prix interne il y a deux ans, est actuellement déployée à grande échelle dans plus de 100 projets.
En matière de recyclage des matériaux comme le béton, VINCI a fixé des objectifs pour le béton à faible teneur en carbone depuis sept ans, en utilisant des déchets issus des industries sidérurgique et électrique pour remplacer une partie du ciment. L’entreprise vise à atteindre 90 % de béton à faible teneur en carbone dans tous ses projets de construction d’ici 2030, une proportion déjà atteinte aux deux tiers en France.
Dans le domaine de la gestion de l’eau, VINCI se concentre sur la séparation des réseaux d’eaux pluviales et la recharge des nappes phréatiques, tout en promouvant des solutions de réutilisation des eaux usées. Par exemple, dans les aéroports, l’entreprise utilise les eaux usées municipales voisines pour alimenter les sanitaires, évitant ainsi l’utilisation d’eau potable.
Isabelle Spiegel estime que les impacts économiques sont désormais étroitement liés à la sécurité de l’approvisionnement énergétique et matériel, ainsi qu’aux considérations environnementales et sociales. Ce changement signifie que, dans les discussions au niveau des conseils d’administration, les enjeux de durabilité sont directement associés à la continuité des activités.









