fr.wedoany.com Rapport : La Commission des infrastructures de télécommunications (C-Int) de l'Agence nationale des télécommunications du Brésil (Anatel) a décidé d'intégrer le suivi du Plan de structuration des réseaux de télécommunications (PERT) dans l'ordre du jour de ses réunions ordinaires. Cette décision a été prise lors de la 16ᵉ réunion de la commission, tenue le 1er juillet. La réunion a également lancé un cycle de rapports techniques sur les infrastructures de câbles sous-marins.

Le premier rapport a été présenté par l'entreprise de câbles sous-marins EllaLink. Son représentant au Brésil, Marcio Lino, a exposé les travaux de l'entreprise en matière de déploiement et d'exploitation de systèmes internationaux de câbles sous-marins. Cette initiative fait suite à la Procédure de consultation n° 2/2026, spécifiquement dédiée à ce thème, et sera étendue à d'autres acteurs du secteur. Alexandre Freire, président de la C-Int, a déclaré que le rapprochement avec les opérateurs de câbles sous-marins renforce la capacité de régulation. Écouter les avis de ceux qui participent directement au déploiement et à l'exploitation d'infrastructures critiques est essentiel pour identifier les goulets d'étranglement, anticiper les défis et élaborer des solutions réglementaires favorisant l'innovation, la sécurité juridique et la concurrence. Il a souligné que l'écoute des entreprises permet de comprendre les pratiques opérationnelles des opérateurs et l'impact concret des réglementations, afin d'anticiper les risques, de réduire les asymétries d'information et d'améliorer l'élaboration des règles pour promouvoir la sécurité juridique, la concurrence et l'expansion des infrastructures.
Au cours de la réunion, la Superintendance de la planification et de la régulation (SPR) a présenté la mise à jour annuelle du PERT, document utilisé pour identifier les lacunes en matière d'infrastructures et orienter les priorités réglementaires. Le principal changement de l'édition 2026 est l'adoption du concept de connexion universelle et significative, en alignement avec le cadre de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Ainsi, le diagnostic ne se limite plus à la disponibilité du réseau, mais intègre désormais des indicateurs liés à la qualité de la connexion, à l'accessibilité économique, à la disponibilité des équipements, aux compétences numériques, ainsi qu'à la sécurité des réseaux et des utilisateurs. Le document a également réorganisé sa structure d'analyse, incluant des chapitres dédiés aux infrastructures, à la qualité, aux prix, aux équipements, aux compétences numériques, à la sécurité et à des groupes spécifiques, ainsi qu'une section consacrée à la structuration des projets de régulation.
Les données présentées à la C-Int montrent que les infrastructures de télécommunications au Brésil continuent de s'étendre. Selon le PERT 2026, au mois d'avril de cette année, le Brésil comptait 274,5 millions d'accès au Service mobile personnel (SMP) et 56 millions d'accès au Service de communication multimédia (SCM). L'enquête indique également que 4 741 municipalités disposent déjà d'un réseau de fibre optique de collecte, tandis que 85,1 % des municipalités possèdent une infrastructure de transmission basée sur la fibre optique. Parallèlement, le diagnostic met en évidence les défis persistants en matière de généralisation de la connexion, recensant 652 municipalités sans fibre optique et sans engagement de déploiement, ainsi que 30 031 localités sans réseau de collecte en fibre optique, principalement dans les zones reculées et à faible attractivité économique. Le rapport souligne également que l'expansion de la couverture mobile commence à rencontrer des défis différents de ceux des centres métropolitains, se concentrant davantage sur les zones rurales, les villages autochtones et le long des routes.
Le diagnostic conclut qu'avec l'expansion des infrastructures, une partie des obstacles à l'inclusion numérique se déplace vers des facteurs liés à l'utilisation effective d'Internet. Parmi ceux-ci, les aspects saillants incluent la capacité de paiement des services, la qualité des équipements utilisés par les consommateurs, les compétences numériques et la cybersécurité. Le PERT identifie un déficit élevé en matière de compétences liées à la sécurité numérique, à la création de contenu et à la résolution de problèmes, en particulier parmi les populations moins instruites, dans les classes sociales C, D et E, dans les régions Nord et Nord-Est, dans les zones rurales et chez les personnes âgées. Dans le domaine de la sécurité, le plan commence à inscrire la protection des infrastructures critiques, la sécurité des câbles sous-marins et des centres de données, la certification des produits de télécommunications, ainsi que la lutte contre l'utilisation de boîtiers TV non certifiés (TV Boxes) comme des enjeux stratégiques.










