fr.wedoany.com Rapport : VodafoneThree, au Royaume-Uni, a lancé un projet de construction de réseau mobile d’un montant total de 11 milliards de livres sterling, suite à la fusion de Vodafone UK et Three UK. Ce projet vise à étendre la couverture de la 5G autonome au Royaume-Uni en intégrant, modernisant et mettant à niveau les sites de communication mobile à l’échelle nationale. L’objectif est d’atteindre une couverture de 99 % de la population britannique en 5G autonome d’ici 2030, puis de 99,96 % d’ici 2034.
VodafoneThree, issu de la fusion de Vodafone UK et Three UK, est devenu l’un des principaux opérateurs de réseaux mobiles au Royaume-Uni. Cet investissement de 11 milliards de livres sterling ne concerne pas un simple projet d’extension de stations de base, mais une intégration à long terme des actifs du réseau mobile national. Le projet comprend la fusion des sites existants de Vodafone et Three, l’optimisation des sites redondants, l’augmentation de la capacité dans les zones clés, la mise à niveau du réseau central, le déploiement de la 5G autonome, l’amélioration des zones d’ombre et le renforcement de la couverture dans les régions isolées. Pour le marché britannique des communications mobiles, l’accent est mis sur la réorganisation des deux réseaux mobiles existants en un réseau national offrant une couverture plus large, une capacité plus élevée et des services plus stables.
La 5G autonome est l’objectif central de ce projet. Contrairement à la 5G non autonome, la 5G autonome ne dépend plus du réseau central 4G, ce qui permet une latence plus faible, une fiabilité accrue, un découpage réseau plus flexible et des capacités de connectivité IoT renforcées. VodafoneThree prévoit d’atteindre une couverture de 99 % de la population britannique en 5G autonome d’ici 2030, ce qui signifie que le projet doit non seulement desservir les grandes villes comme Londres, Manchester et Birmingham, mais aussi couvrir les zones urbaines, les axes de transport, les parcs industriels, les communautés rurales et les zones à faible couverture. L’augmentation de la couverture à 99,96 % d’ici 2034 vise à combler les lacunes dans les régions éloignées et les zones mal desservies.
La construction du projet impliquera d’importantes transformations des infrastructures de communication. La mise à niveau des sites mobiles comprend généralement plusieurs éléments : systèmes d’antennes, équipements radio, équipements de station de base, systèmes d’alimentation, liaisons de transmission, structures de pylônes ou de poteaux, armoires, liaisons de retour par fibre optique, nœuds de réseau central et systèmes de gestion de réseau. Avec le déploiement de la 5G autonome, les sites ne doivent pas seulement « émettre un signal 5G », mais aussi répondre à des exigences plus élevées en matière de capacité, de latence, de fiabilité et de découpage réseau. L’intégration à grande échelle des sites entraînera également des défis techniques tels que la planification des travaux, les permis de site, le remplacement des équipements, la commutation réseau et la continuité des services pour les utilisateurs.
VodafoneThree a précédemment indiqué qu’en intégrant les réseaux des deux sociétés et en modernisant des milliers de sites, les utilisateurs et les entreprises britanniques bénéficieraient de vitesses plus rapides et d’une couverture plus stable. Ce projet est également conçu comme un plan de construction de réseau à long terme, réglementé et soutenu financièrement, visant à remédier aux lacunes des infrastructures de communication mobile au Royaume-Uni. Certaines régions britanniques souffrent depuis longtemps de signaux mobiles faibles, d’une capacité réseau insuffisante et de zones d’ombre (« not spots »), ce qui affecte l’accès à Internet des résidents, les activités des entreprises, les services publics et la connectivité dans les transports. Une fois l’investissement de 11 milliards de livres sterling réalisé, l’amélioration de la couverture mobile se manifestera d’abord dans les zones d’intégration des sites existants et de partage du réseau, puis progressivement dans la construction de nouveaux sites, l’extension de la 5G autonome et la couverture des zones isolées.
Du point de vue de l’exécution du projet, la construction du réseau après la fusion de Vodafone et Three passera par plusieurs niveaux d’intégration. Le premier niveau concerne l’intégration des ressources réseau, avec une planification unifiée du spectre, des sites, des liaisons de transmission et des capacités du réseau central des deux sociétés. Le deuxième niveau est la modernisation des sites, avec l’élimination des installations inefficaces ou redondantes et l’augmentation de la capacité dans les zones clés. Le troisième niveau est l’extension des capacités de la 5G autonome, permettant à davantage de régions de bénéficier de conditions réseau adaptées aux applications d’entreprise, à l’IoT, aux services à faible latence et aux connexions hautement fiables. Pour les entreprises de construction, les fournisseurs d’équipements de communication, les prestataires de services de transmission par fibre optique, les fournisseurs de systèmes d’alimentation, les entrepreneurs de travaux sur site et les prestataires de services de maintenance, ce type de projet réseau national générera une demande de travaux étalée sur plusieurs années, avec des phases de déploiement successives.
La valeur de ce projet ne se limite pas aux chiffres de couverture. Une fois la 5G autonome déployée à plus grande échelle, elle pourra soutenir des applications telles que l’Internet industriel, les transports intelligents, la logistique portuaire, la télésurveillance, la sécurité publique, l’accès fixe sans fil et les réseaux privés d’entreprise. Pour atteindre une couverture de 99 % de la population d’ici 2030 et de 99,96 % d’ici 2034, VodafoneThree devra progresser simultanément dans les zones urbaines à haute capacité et les zones rurales à faible couverture. Les premières nécessitent une utilisation optimisée du spectre, une densité de sites élevée et une capacité réseau importante, tandis que les secondes posent des défis en matière d’acquisition de sites, de retour sur investissement et de coûts de maintenance. La question de savoir si l’investissement de 11 milliards de livres sterling se traduira réellement par une expérience réseau perceptible par les utilisateurs dépendra de la rapidité de la modernisation des sites, de l’avancement du déploiement du réseau central, de la fiabilité de l’approvisionnement en équipements et de l’exécution des engagements réglementaires.










