fr.wedoany.com Rapport : Des chercheurs de l’Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO) ont réussi à développer deux sources quantiques déployables sur le terrain, dans le cadre d’un projet du Groupe des sciences et technologies de la défense (Defence Science and Technology Group), visant à garantir la sécurité des signaux temporels lorsque le système de positionnement global (GPS) et d’autres systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS) sont perturbés. Ces dispositifs quantiques permettent la transmission du temps entre le sol et les satellites en générant des photons intriqués. Contrairement aux signaux conventionnels, ces signaux améliorés par la quantique sont très sensibles aux interférences, détectant non seulement le blocage des signaux, mais aussi les attaques de leurrage plus complexes qui envoient de fausses informations. Matt Broome, responsable technique du CSIRO, a déclaré que ces travaux marquent une avancée majeure pour l’Australie dans le domaine de la transmission sécurisée du temps par la quantique.
Les signaux temporels de précision soutiennent non seulement les opérations de défense, mais constituent également la base du fonctionnement des infrastructures civiles essentielles telles que les réseaux électriques, la finance, les transports et les services d’urgence. Actuellement, les signaux des systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS) sont de plus en plus menacés par des interférences et des techniques de leurrage, faisant de la résilience des signaux une préoccupation mondiale. Les dispositifs développés par le CSIRO ne sont pas des prototypes théoriques, mais des équipements pratiques, conçus pour maintenir une chronométrie sécurisée lorsque les signaux GNSS conventionnels sont compromis. Leur technologie de base consiste à générer des photons intriqués pour la transmission du temps entre le sol et les satellites, introduisant ainsi une couche de sécurité unique. Dès qu’un signal est intercepté ou falsifié, l’état quantique change immédiatement, permettant au système de détecter l’interférence en temps réel, et les utilisateurs peuvent basculer de manière transparente vers un canal de secours pour atténuer l’impact de l’attaque.
Selon le CSIRO, l’équipe a initialement collaboré avec l’Université Heriot-Watt (Heriot-Watt University) pour transformer les conceptions de laboratoire en un système déployable sur le terrain, capable de maintenir des corrélations quantiques sur de longues distances. La vulnérabilité croissante des systèmes mondiaux de navigation par satellite accélère les investissements dans les technologies quantiques visant à renforcer la résilience des signaux temporels. La dépendance aux constellations satellitaires comme le GPS crée un risque de point de défaillance unique, que des interférences accidentelles ou des attaques délibérées peuvent exploiter. Les techniques de brouillage et de leurrage envoyant de faux signaux ne sont plus des risques théoriques, des rapports faisant état d’interruptions des GNSS à l’échelle mondiale, y compris en période de guerre. La technologie des photons intriqués adopte une approche fondamentalement différente de la sécurité des signaux, plutôt que de se fier uniquement au chiffrement. L’intrication quantique permet à des photons appariés et distants de rester liés, l’un restant sur Terre tandis que l’autre est envoyé vers un satellite en orbite à des centaines de kilomètres. Le CSIRO indique que ce processus de distribution de l’intrication fournit une liaison capable de vérifier en continu l’intégrité du signal.










