fr.wedoany.com Rapport : La Chambre nationale de l'aquaculture (Cámara Nacional de Acuacultura, CNA) et le ministère de l'Environnement et de l'Énergie (Ministerio de Ambiente y Energía, MAE) ont signé le « Mémorandum d'entente pour le renforcement énergétique du secteur aquacole équatorien » (Memorándum de Entendimiento para el Fortalecimiento Energético del Sector Acuícola Ecuatoriano). Les deux parties lanceront conjointement un plan de travail visant à promouvoir l'électrification du secteur aquacole, à renforcer les infrastructures énergétiques et à stimuler les investissements, afin d'améliorer la compétitivité de ce secteur d'exportation majeur du pays. Ce mémorandum est le fruit d'un travail de collaboration entre la CNA, la Société de promotion des exportations et des investissements (Corporación de Promoción de Exportaciones e Inversiones, Corpei), le Partenariat pour une crevette durable (Sustainable Shrimp Partnership, SSP), le MAE, l'Agence nationale de régulation de l'électricité (Arconel) et la Compagnie nationale d'électricité (CNEL).

Après plus de six mois de travail au sein d'un groupe technique, la CNA, avec le soutien de Corpei et en coordination avec le Front énergétique (Frente Energético), a élaboré un rapport de diagnostic technique identifiant les principaux obstacles à l'accélération de l'électrification du secteur. Ce processus a abouti à l'élaboration d'une feuille de route comprenant 16 actions stratégiques, articulées autour de quatre piliers : le renforcement réglementaire et la connectivité ; l'optimisation technique et les infrastructures critiques ; les tarifs électriques et la durabilité environnementale ; ainsi que les investissements stratégiques et les nouveaux modèles énergétiques.
Lors de la signature, le président exécutif de la Chambre nationale de l'aquaculture, José Antonio Camposano, a souligné que cet accord représente un changement de paradigme dans la perception du rôle du secteur privé dans le développement énergétique national. Il a indiqué que l'électrification est un facteur clé pour améliorer la compétitivité de la crevette équatorienne, et que la feuille de route vise à créer les conditions permettant une participation active des investissements privés pour relever les défis énergétiques du pays. Il a également précisé que ce mémorandum accélérera la mise en place des mécanismes techniques et réglementaires nécessaires aux investissements bénéfiques pour le secteur aquacole et le développement énergétique national.
Le vice-ministre de l'Électricité et des Énergies renouvelables du ministère de l'Environnement et de l'Énergie, Heriberto Javier Medina, a déclaré que le renforcement du système électrique nécessite une collaboration étroite entre les secteurs public et privé. Il a réaffirmé la volonté du MAE de participer à la révision des réglementations, de simplifier les procédures et de créer les conditions nécessaires pour répondre à la demande énergétique croissante du secteur productif, soulignant l'engagement du pays à promouvoir les ajustements réglementaires nécessaires pour favoriser de nouveaux investissements et améliorer l'efficacité du système électrique.
Le plan comprend quatre piliers d'action. Le premier pilier donne la priorité à la réglementation et à la connectivité, en standardisant les processus de raccordement électrique, en établissant un comité technique sectoriel, en révisant les normes de vente d'électricité excédentaire et en régulant l'ajout de nouvelles charges aquacoles de forte puissance. Le deuxième pilier se concentre sur les situations particulières et les ressources clés, en prenant des mesures pour accélérer la signature d'accords, coordonner les interfaces de transport et de distribution, introduire des crédits énergétiques et promouvoir les contrats d'énergie bilatéraux. Le troisième pilier concerne les tarifs électriques et la durabilité environnementale, notamment en établissant des contrats types par tranche de puissance, en révisant les dispositions relatives à l'autoconsommation et à la vente d'excédents, et en créant un guichet environnemental pour simplifier les procédures et éviter les chevauchements avec les gouvernements locaux et municipaux. Le quatrième pilier comprend les infrastructures stratégiques et les nouveaux modèles, en utilisant les investissements de la Banque interaméricaine de développement (BID) et de la Société andine de développement (CAF) pour renforcer les postes électriques, et en lançant des projets pilotes de districts autonomes d'énergie (Distritos Autónomos de Energía) dans des zones clés telles que Durán, Posorja et l'île Puná.
Lors de la cérémonie de signature, les principaux promoteurs de l'initiative étaient présents, notamment la directrice du Partenariat pour une crevette durable (SSP), Pamela Nath, la conseillère adjointe de Corpei et coordinatrice générale des projets de la Chambre nationale de l'aquaculture, Lourdes Luque de Jaramillo, la responsable des affaires réglementaires et de contrôle dans le domaine de l'énergie, Vianna Maino, et le responsable des affaires techniques du projet, Iván Rodríguez. Leur travail a été essentiel à l'élaboration du rapport de diagnostic et de la feuille de route, qui guident désormais la transition énergétique du secteur.
Actuellement, moins de 10 % des entreprises d'élevage de crevettes utilisent l'électricité, tandis que 90 % dépendent encore principalement du diesel pour alimenter les pompes et les systèmes d'aération. Ce mémorandum d'entente vise à jeter les bases d'une accélération de la transition vers un modèle énergétique plus efficace, durable et compétitif, en modernisant le cadre réglementaire, en simplifiant les procédures de raccordement au réseau, en renforçant les infrastructures électriques, en promouvant l'autoconsommation et en élargissant les investissements privés. Ces actions contribueront à réduire les coûts d'exploitation, à renforcer la sécurité énergétique des zones de production et à consolider la compétitivité internationale de la crevette équatorienne.







