Des universités américaines et sud-coréennes testent un nouveau procédé pour convertir les déchets plastiques mixtes en hydrogène d’une pureté supérieure à 90 %
2026-07-17 15:49
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fr.wedoany.com Rapport : Des chercheurs de la Samueli School of Engineering de l’Université de Californie à Los Angeles et de l’Université Ewha Womans en Corée du Sud ont testé un procédé appelé traitement alcalin thermique (ATT), capable de convertir les déchets plastiques mixtes en hydrogène d’une pureté supérieure à 90 %, sans émission de dioxyde de carbone tout au long du processus.

Schéma d’un procédé de traitement thermique convertissant des déchets plastiques hétérogènes en une source d’hydrogène semblable à la biomasse, permettant une production d’hydrogène sans émission de CO₂.

Ce procédé élimine l’étape de tri des déchets plastiques avant le recyclage et peut traiter, dans un seul réacteur, un mélange des trois plastiques les plus courants et difficiles à recycler : le polyéthylène téréphtalate (PET), le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP). Le principal défi du recyclage mondial des plastiques réside dans la nécessité de les trier par type avant traitement, ce qui conduit 79 % des déchets plastiques à être mis en décharge, 12 % incinérés, et seulement 9 % réutilisés.

Le traitement alcalin thermique utilise la chaleur pour déclencher une réaction entre l’hydroxyde de sodium et la matière organique afin de produire de l’hydrogène. Ce procédé a été initialement conçu pour extraire l’hydrogène de la biomasse marine, comme les algues. Les chercheurs ont découvert que les bouteilles en plastique (PET) se décomposent facilement dans ce processus, mais que les sacs de courses (PE) et les contenants alimentaires (PP) sont plus difficiles à traiter en raison de leurs liaisons carbone-hydrogène stables. L’équipe a introduit un prétraitement par oxydation thermique, exposant brièvement le mélange de plastiques à une chaleur modérée dans l’air, permettant à l’oxygène de pénétrer dans les chaînes polymères et de créer des sites actifs, ce qui permet de décomposer les trois types de plastiques.

Une fois activé, le mélange de plastiques se dégrade dans un seul réacteur à environ 400 degrés Celsius. Cette technologie utilise un réactif à base d’hydroxyde de sodium pour capturer le carbone contenu dans les plastiques, le liant de manière permanente en un minéral solide stable, le carbonate de sodium, plutôt que de le rejeter dans l’atmosphère. Les chercheurs proposent également un procédé secondaire pour convertir le carbonate de sodium, sous-produit, en carbonate de calcium, utilisé dans les secteurs du béton et de la construction, permettant ainsi le stockage permanent du carbone plastique dans les infrastructures.

Cette étude n’a pour l’instant été réalisée qu’en laboratoire et nécessite encore des optimisations et des tests économiques avant d’être déployée à grande échelle dans des usines de recyclage urbaines. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Le doyen Ronald et Valerie Sugar de la Samueli School de l’UCLA, professeur de génie chimique et biomoléculaire, Ah-Hyung « Alissa » Park, est co-auteur correspondant de l’étude.

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