Le plan centenaire d’Orano en France : le cycle fermé du combustible nucléaire prolongé jusqu’au XXIIe siècle
2026-07-29 13:52
Favoris

fr.wedoany.com Rapport : La stratégie à long terme « Aval du Futur » menée par Orano pour l’aval du cycle du combustible nucléaire en France progresse régulièrement, avec une approche globale combinant la prolongation de la durée de vie des installations existantes pour garantir les capacités et la construction de nouvelles installations pour prendre le relais par phases. L’objectif central du plan est d’assurer, sans interrompre le retraitement du combustible usé ni l’approvisionnement stable en combustible MOX, une transition via la prolongation de la durée de vie de l’usine de retraitement de La Hague et de l’installation de fabrication de combustible MOX MELOX, accompagnée de la construction d’une série de nouveaux ouvrages aval sur le site, afin de soutenir le fonctionnement continu et stable du système français de cycle fermé du combustible nucléaire au-delà de 2100.

Orano a lancé le programme spécial « Pérennité-Résilience », qui comprend une évaluation du vieillissement et des modifications ciblées de l’usine de retraitement de La Hague, de l’usine de combustible MOX MELOX et de l’installation TU5 de Tricastin. L’objectif est de prolonger les autorisations d’exploitation des installations existantes au-delà de 2040, afin d’éviter toute pénurie de récupération du plutonium et d’approvisionnement en combustible MOX lors de la transition entre les capacités anciennes et nouvelles. L’usine de retraitement de La Hague a une capacité annuelle de traitement de 1 200 tonnes de combustible usé, et l’uranium et le plutonium récupérés alimentent en continu les réacteurs à eau sous pression d’EDF pour le recyclage du combustible MOX. La capacité de production de l’usine MELOX devrait revenir à son niveau nominal en 2025, réduisant ainsi efficacement la pression sur les stocks des piscines de stockage du site. Comparé à la construction d’une installation de taille équivalente, l’investissement pour la prolongation de la durée de vie se chiffre à plusieurs centaines de millions d’euros, offrant un avantage de coût en tant que solution de transition des capacités.

Selon le calendrier de référence officiel publié par Orano entre 2024 et 2025, les nouvelles installations seront mises en œuvre par phases. De 2025 à 2029, des consultations publiques, des études de sûreté et la finalisation des normes de conception seront menées. À partir de 2026, les premières demandes d’autorisation seront soumises à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Le projet prévoit le début des travaux de génie civil vers 2030. Le partenaire d’ingénierie Egis estime que le début des travaux en 2031 et la mise en service de la première phase en 2038 constituent une projection optimiste, tandis que le calendrier officiel standard prévoit la mise en service des premières installations au début des années 2040. La construction comprendra trois piscines de déchargement sous-marin de 6 500 tonnes chacune et une nouvelle usine de combustible MOX, qui reprendra les capacités de MELOX. Entre 2045 et 2050, une nouvelle ligne principale de retraitement d’une capacité de 1 200 tonnes par an sera construite et mise en service, compatible avec le combustible usé des réacteurs à eau sous pression conventionnels et les matières recyclées contenant de l’uranium et du plutonium. Les installations existantes de La Hague entameront simultanément leur processus de démantèlement. La durée de vie nominale de l’ensemble de la nouvelle base est d’environ 80 ans, garantissant que la capacité de traitement aval du combustible nucléaire français s’étende jusqu’au XXIIe siècle.

Le projet initial TCP (Installation de Traitement de Combustibles Particuliers) a été officiellement annulé. Ce projet était destiné à traiter le combustible usé à forte teneur en plutonium provenant du réacteur rapide japonais Monju et du réacteur rapide français Phénix, représentant environ 2 tonnes de matière plutonifère. Les principales raisons de l’annulation incluent un dépassement des coûts totaux du projet par rapport aux prévisions, l’incapacité à obtenir l’approbation du financement au niveau gouvernemental et du conseil d’administration, ainsi que des difficultés d’adaptation entre le procédé de traitement du combustible usé à forte teneur en plutonium et le processus principal existant de La Hague, avec des risques de sécurité en cas de raccordement direct. La solution alternative consiste à modifier le procédé des lignes de production existantes sur le site de La Hague. Les travaux de modification devraient débuter en 2028 et s’achever entre 2034 et 2037. Ce calendrier ajusté est retardé de plus de dix ans par rapport au plan initial du TCP, mais préserve la base de coopération pour le cycle du combustible usé des réacteurs rapides franco-japonais, tout en évitant des investissements redondants.

Les documents d’examen du Comité de la politique nucléaire française de février 2024 et mars 2025 confirment la base industrielle à moyen et long terme. L’ajustement de la trajectoire du projet TCP ne modifie que la méthode de traitement du combustible à forte teneur en plutonium, sans changer le positionnement stratégique global. La Hague reste la plaque tournante européenne centrale pour la récupération du plutonium, l’uranium et le plutonium récupérés alimentant la fabrication de combustible MOX. La capacité de la nouvelle usine MOX sera alignée sur celle de l’installation MELOX existante, sans dispersion géographique. L’objectif de fermeture du cycle du combustible d’ici la fin du siècle reste inchangé, avec la réutilisation des matières recyclées dans les réacteurs rapides comme orientation technologique à long terme.

Dans l’ensemble, la feuille de route d’Orano pour le cycle du combustible aval est claire : prolongation de la durée de vie des installations existantes au-delà de 2040, début de la construction de la nouvelle base vers 2030, mise en service des installations de déchargement et de la nouvelle usine MOX au début des années 2040, reprise complète des capacités par la nouvelle ligne principale de retraitement entre 2045 et 2050, et prise en charge du traitement du combustible usé des réacteurs rapides à forte teneur en plutonium via la modification du procédé de La Hague. Les plans de récupération du plutonium et de capacité de combustible MOX à moyen et long terme restent stables.

Ce texte est rédigé, traduit et republié à partir des informations de l'Internet mondial et de partenaires stratégiques, uniquement pour la communication entre lecteurs. En cas d'infraction au droit d'auteur ou d'autres problèmes, veuillez nous en informer à temps pour la modification ou la suppression. La reproduction de cet article est strictement interdite sans autorisation formelle. Mail : news@wedoany.com
Produits Associés