L’Inde vise à porter le rendement du coton-graine à 755 kg/ha d’ici 2031
2026-08-13 14:00
Favoris

fr.wedoany.com Rapport : Le gouvernement indien poursuit l’augmentation de la production de coton en mode mission, avec pour objectif de porter le rendement du coton-graine d’environ 440 kg par hectare à 755 kg d’ici 2031, soit une hausse d’environ 72 %. Le coton est une culture économique majeure en Inde, soutenant directement les moyens de subsistance d’environ 6 millions d’agriculteurs, avec une superficie cultivée dépassant 12 millions d’hectares à l’échelle nationale, mais le rendement reste inférieur aux normes mondiales. Atteindre cet objectif nécessite une action coordonnée à plusieurs niveaux, notamment la sélection de variétés résistantes au stress, des méthodes culturales axées sur la technologie et un désherbage en temps opportun.

Les mauvaises herbes sont l’un des facteurs clés du faible rendement du coton en Inde. Les études montrent que les mauvaises herbes peuvent réduire le rendement du coton de 40 % à 85 %, tout en consommant la moitié de la fertilisation des cultures et 40 % de l’humidité du sol. Les mauvaises herbes commencent à entrer en compétition avec la culture presque immédiatement après le semis du coton, et l’espacement important des rangs et la croissance précoce lente du coton le rendent extrêmement vulnérable au stress des mauvaises herbes pendant la phase d’établissement du système racinaire. Si elles ne sont pas contrôlées pendant les stades de germination et de plantule, une mauvaise implantation des plants affectera directement le rendement ultérieur.

Le changement climatique accentue ce défi. Dans les principales régions productrices de coton comme le Maharashtra, le Gujarat, le Telangana, l’Andhra Pradesh, le Pendjab et l’Haryana, des moussons irrégulières entraînent des sécheresses prolongées, des pluies torrentielles soudaines et des averses intempestives, créant des conditions favorables à la prolifération des mauvaises herbes. Le coton est très sensible à l’engorgement et au stress climatique, et l’excès d’humidité amplifie encore les effets de la compétition des mauvaises herbes au stade le plus vulnérable de la culture. Les rapports récents indiquent que près de 80 % des agriculteurs marginaux en Inde ont subi des pertes de récoltes au cours des cinq dernières années en raison d’événements climatiques défavorables tels que la sécheresse, des précipitations anormales ou la fin précoce de la mousson.

La gestion des mauvaises herbes impose également une charge économique directe aux agriculteurs. Le désherbage manuel est la deuxième opération la plus intensive en main-d’œuvre dans la culture du coton en Inde, nécessitant jusqu’à 33 jours de travail par hectare, avec un coût pouvant dépasser 6 000 roupies, soit environ 18,45 % du coût total de culture. Par conséquent, le contrôle précoce des mauvaises herbes est prioritaire — créer une fenêtre sans mauvaises herbes de 25 à 30 jours pendant la période de croissance la plus vulnérable du coton aide les jeunes plants à développer un système racinaire plus fort et une croissance plus uniforme, et évite que les investissements initiaux des agriculteurs en semences, engrais, main-d’œuvre et irrigation ne soient perdus à cause des dégâts des mauvaises herbes.

Sur le plan agronomique, plusieurs mesures peuvent réduire les dégâts précoces des mauvaises herbes. Un labour profond peut éliminer les graines de mauvaises herbes, et le nettoyage des résidus de culture précédents peut empêcher les mauvaises herbes d’entrer dans le cycle de culture suivant ; les tests de sol aident à anticiper la pression des mauvaises herbes, et la rotation des cultures peut interrompre le cycle de vie des mauvaises herbes et des ravageurs ; le paillage avec des matières organiques comme la paille peut supprimer les mauvaises herbes, stabiliser la température du sol et réduire l’érosion des sols causée par les fortes pluies. Les outils d’agriculture de précision interviennent également : l’irrigation goutte à goutte achemine l’eau et les nutriments directement vers la zone racinaire du coton, limitant l’accès des mauvaises herbes à l’eau, et la fertigation goutte à goutte améliore l’efficacité d’utilisation des intrants ; les drones de cartographie de la croissance des mauvaises herbes peuvent établir une base de données parcellaire, permettant aux agriculteurs d’observer les schémas de levée, l’humidité du sol et l’apparition des mauvaises herbes à un stade précoce et de prendre des décisions en temps opportun.

Sur le plan chimique, les agriculteurs peuvent adopter des programmes de désherbage à large spectre, comme la combinaison du quizalofop-éthyl (Quizalofop-ethyl) avec le pyrithiobac-sodium (Pyrithiobac Sodium), efficace contre les mauvaises herbes à feuilles étroites (graminées) et à feuilles larges, réduisant ainsi le besoin de traitements répétés en fin de saison. Dans la pratique, le respect du bon produit, du bon dosage, du bon moment et de la bonne méthode d’application permet d’éviter d’ajouter un stress supplémentaire à la culture. La combinaison des méthodes culturales traditionnelles, des programmes modernes de soins des cultures et des outils d’agriculture de précision tels que la pulvérisation par drone, la cartographie des mauvaises herbes et l’application ciblée, pour former une gestion intégrée des cultures, est l’une des voies pour soutenir l’objectif de l’Inde d’atteindre un rendement de coton-graine de 440 à 755 kg par hectare d’ici 2031.

Ce texte est rédigé, traduit et republié à partir des informations de l'Internet mondial et de partenaires stratégiques, uniquement pour la communication entre lecteurs. En cas d'infraction au droit d'auteur ou d'autres problèmes, veuillez nous en informer à temps pour la modification ou la suppression. La reproduction de cet article est strictement interdite sans autorisation formelle. Mail : news@wedoany.com