Un projet de GNL de 15 millions de tonnes dirigé par les Autochtones envisagé au Canada

2026-08-18 15:19
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fr.wedoany.com Rapport : Le 17 août, Kino Aski Inc. et Marinvest Energy Canada Inc. ont annoncé le développement conjoint du projet GNL Kino Aski, prévoyant la construction d’une voie de transport de gaz naturel et d’exportation de GNL au Canada destinée au marché européen, avec une capacité de production annuelle maximale de 15 millions de tonnes. Le projet en est encore au stade du développement et n’est pas encore entré dans la procédure officielle d’approbation réglementaire.

La société de développement du projet est Kino Aski LNG Inc. Kino Aski, détenue par les Autochtones, détiendra la participation majoritaire, tandis que Marinvest Energy Canada participera en tant qu’actionnaire minoritaire. Kino Aski prévoit, sous la direction de la nation Atikamekw, d’associer plusieurs communautés autochtones du Québec et de l’Ontario au Canada à la gouvernance, au financement, à la conception, à la construction et à l’exploitation du projet.

Selon le plan préliminaire, le gaz naturel proviendra de l’Ouest canadien et sera acheminé par des infrastructures de pipelines existantes et nouvelles jusqu’au port de Baie-Comeau, au Québec, où il sera transformé en GNL puis exporté vers l’Europe. L’installation de liquéfaction prévoit d’utiliser de l’électricité renouvelable du Québec, mais les promoteurs n’ont pas encore déterminé le tracé définitif du pipeline, la configuration des installations, les coûts de construction ni le calendrier de mise en service.

Marinvest avait précédemment proposé la construction d’une installation d’exportation de GNL d’une capacité de 10 millions de tonnes par an à Baie-Comeau, ainsi que l’étude d’un gazoduc de plus de 1 000 kilomètres. Le projet Kino Aski LNG annoncé cette fois porte la capacité prévue à un maximum de 15 millions de tonnes, tout en introduisant une structure de développement de projet contrôlée par les Autochtones.

Le projet reste confronté à des pressions liées à la consultation communautaire et à l’évaluation environnementale. Des organisations environnementales locales ont lancé des actions d’opposition contre l’installation de GNL de Baie-Comeau et le pipeline associé, et la pétition correspondante a recueilli plus de 29 000 signatures ; la Première Nation de Lac-Simon a également exprimé son opposition au passage du pipeline sur ses terres traditionnelles.

La prochaine étape comprendra des études techniques, une évaluation des impacts environnementaux et des consultations avec les détenteurs de droits et les parties prenantes. Les promoteurs n’ont pas encore divulgué la liste des investisseurs, les modalités de financement, les acheteurs européens, les accords d’enlèvement ni le calendrier d’approbation réglementaire officiel.

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