Power to Hydrogen et Repsol achèvent un test de durabilité de 1 250 heures sur un électrolyseur AEM

2026-09-11 15:09
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fr.wedoany.com Rapport : Le 8 septembre, Power to Hydrogen (P2H2) et Repsol ont annoncé l'achèvement d'un test de la technologie d'électrolyse à membrane échangeuse d'anions (AEM) hybride. Le test a été mené via la plateforme d'innovation industrielle All4Zero à laquelle participe Repsol, en utilisant une pile courte de 5 cellules composée d'unités d'électrolyse de taille commerciale de P2H2, cumulant plus de 1 250 heures de tests de paramètres et de durabilité, avec des opérations répétées à charge dynamique dans des conditions simulant la variabilité des énergies renouvelables.

La charge d'essai a cyclé entre 40 % et 100 %, avec une pression de fonctionnement couvrant 2 à 30 bar. Pendant les tests, le système a continuellement validé l'efficacité d'électrolyse, la réponse dynamique, la pureté de l'hydrogène et la durabilité sous différentes conditions de charge et de pression. Les résultats publiés par P2H2 montrent que, sous une pression de fonctionnement de 30 bar, la pureté de l'hydrogène produit directement par la pile d'électrolyse a atteint jusqu'à 99,9 % ; le système a également subi une coupure de courant imprévue de l'installation au cours des tests, redémarrant après le rétablissement de l'alimentation et poursuivant les essais jusqu'à leur terme.

Ce test a utilisé une pile courte de 5 cellules composée de cellules de taille commerciale de P2H2, et non un système d'électrolyse complet de niveau mégawatt. Durant les 1 250 heures de fonctionnement, P2H2 a enregistré une dégradation de tension irréversible d'environ 2 mV/1 000 heures, la tension moyenne des cellules variant peu avant et après l'essai. Sur cette base, la société estime que la durée de vie du système correspondant à cette technologie pourrait dépasser 50 000 heures.

La voie AEM hybride de P2H2 n'utilise pas d'iridium et adopte une approche matérielle sans PFAS. Son système utilise des matériaux à moindre coût tels que l'acier inoxydable pour constituer la pile d'électrolyse, tout en réalisant la réaction d'électrolyse de l'eau grâce à un système de catalyseurs et d'électrodes propriétaires. P2H2 applique actuellement cette technologie aux systèmes de production d'hydrogène industriel destinés au fonctionnement avec des énergies renouvelables variables, et a développé une pile d'électrolyse AEM modulaire de niveau 250 kW.

Ce test a également inclus une modélisation du coût de production d'hydrogène. P2H2 a utilisé les paramètres d'entrée opérationnels fournis par Repsol, combinés au cadre d'analyse H2A-Lite du Département de l'Énergie des États-Unis, pour calculer un coût actualisé de l'hydrogène d'environ 3,86 euros/kg, soit environ 16 % de moins que la référence technologique d'électrolyse existante qu'il a sélectionnée ; dans un scénario avec approvisionnement optimisé en énergies renouvelables et accord d'achat d'électricité mixte, la valeur calculée peut descendre à environ 2,82 euros/kg. Ces données sont des valeurs de modélisation basées sur les résultats de ce test et sur des hypothèses spécifiques de coûts énergétiques.

Après la validation de la pile courte, P2H2 et Repsol étudient la prochaine phase de démonstration d'un système complet de 500 kW à l'échelle du MW. La prochaine phase consistera à étendre les cellules de taille commerciale déjà validées en un système d'électrolyse complet, afin de continuer à tester les performances d'ingénierie de l'équipement sous des puissances plus élevées, en fonctionnement continu à long terme et sous des conditions de charge dynamique des énergies renouvelables.

P2H2 est déjà en train de déployer des équipements industrialisés de même niveau. En août 2026, la société a livré un système d'électrolyse AEM de 500 kW au port d'Anvers-Bruges en Belgique, équipement composé de deux modules de piles d'électrolyse de 250 kW et déjà en phase d'installation sur site ; un autre système de 500 kW est destiné au projet PYROCO₂ de SINTEF en Norvège.

Repsol a pour objectif de disposer d'une capacité de production d'hydrogène renouvelable de 600 à 800 MW d'ici 2030. Après l'achèvement de ce test AEM de 1 250 heures, le prochain jalon technique clair des deux parties est la démonstration d'un système complet de 500 kW à l'échelle du MW.

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