fr.wedoany.com Rapport : Une équipe de recherche de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW) en Australie a développé un modèle haute précision pour évaluer l'irradiance ultraviolette (UV) des systèmes photovoltaïques à l'échelle mondiale. Ce modèle permet de prendre en compte de manière intégrée les impacts de la conception du système, du climat et des conditions atmosphériques, révélant les insuffisances des normes de test actuelles dans la prédiction de la dégradation à long terme des modules photovoltaïques.
L'étude indique que l'irradiance UV mondiale varie considérablement, allant de moins de 30 W/m² dans les régions de haute latitude à plus de 80 W/m² dans les zones désertiques. Dans certaines régions, la dose UV de 15 kWh/m² spécifiée par la norme IEC 61215 pourrait être atteinte en deux mois, tandis que l'exposition réelle des modules en service est bien supérieure. Bram Hoex, auteur principal, déclare : « Notre nouveau modèle montre que la même technologie photovoltaïque se dégrade différemment selon l'emplacement, ce qui souligne l'importance d'évaluations de fiabilité spécifiques au climat. » Il ajoute : « Cela fournit une base pour évoluer vers des modèles de dégradation et des protocoles de certification spécifiques à chaque région. »
L'étude compare les installations à inclinaison fixe et les systèmes à suivi à un axe, révélant que les systèmes photovoltaïques à suivi, étant continuellement orientés vers le soleil, reçoivent davantage de rayonnement UV. Dans les régions à forte irradiance, comme les déserts, les systèmes à suivi peuvent être exposés à jusqu'à 1,5 fois plus de rayonnement UV que les systèmes fixes, entraînant une augmentation significative du taux de dégradation. Les données spécifiques montrent que le taux de dégradation annuel induit par les UV peut atteindre 0,35 % dans les systèmes à suivi, contre environ 0,25 % pour les systèmes fixes. Cette différence pourrait s'accumuler sur la durée de vie du projet, se traduisant par une perte de puissance supplémentaire, affectant la rentabilité et les performances du système photovoltaïque.
L'étude montre également que le taux de dégradation des modules photovoltaïques est influencé par des facteurs tels que l'irradiance UV, la température, l'humidité et les conditions atmosphériques. Les processus de dégradation sont accélérés dans les régions tropicales et désertiques en raison de la combinaison d'un fort rayonnement UV et de contraintes thermiques. Hoex souligne : « Les normes actuelles sous-estiment l'exposition réelle aux UV, avec des écarts pouvant atteindre plusieurs ordres de grandeur dans certains cas. L'exposition aux UV varie selon l'emplacement et la configuration du système ; dans les zones à forte irradiance, le taux de dégradation des systèmes à suivi pourrait doubler. » Le modèle associé a été publié dans l'IEEE Journal of Photovoltaics, sous le titre « Bridging the UV-Induced Photodegradation Gap through Global-Scale Modeling of Fixed-Tilt and Tracking Photovoltaic Systems ».
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