fr.wedoany.com Rapport : Une équipe de recherche de l'Université de Hohenheim en Allemagne propose que de grandes centrales photovoltaïques et des dunes de sable artificielles de plusieurs centaines de mètres de haut puissent modifier le climat des régions désertiques côtières et induire des précipitations. Ce projet a été sélectionné par le Programme de recherche des Émirats arabes unis pour l'amélioration des précipitations (UAEREP), bénéficiant d'un financement de 5 millions de dollars par an sur trois ans, et fera l'objet d'une validation sur le terrain dans la péninsule arabique.
Le projet est dirigé par les experts en sciences du système terrestre et en météorologie Oliver Branch et Volker Wulfmeyer, dont l'équipe étudie le comportement climatique des déserts depuis plus de dix ans. Le programme UAEREP a retenu cette proposition parmi 120 candidatures internationales, sous l'impulsion du gouvernement des Émirats arabes unis.
Le cœur de la recherche repose sur un phénomène physique déjà observé : la surface sombre des modules photovoltaïques absorbe le rayonnement solaire, réchauffant l'air ambiant et créant des courants ascendants. Dans les zones désertiques côtières, ces courants peuvent interagir avec les vents humides venant de la mer, favorisant la formation de nuages convectifs et pouvant déclencher des précipitations. Les chercheurs estiment que cet effet est considérablement amplifié lorsque les centrales photovoltaïques atteignent une taille suffisante et sont disposées de manière stratégique. Le chauffage différentiel au-dessus des installations photovoltaïques peut pousser les masses d'air humide jusqu'à l'altitude de condensation atmosphérique, déclenchant des pluies et des orages localisés.
Les dunes de sable artificielles sont également intégrées dans le champ de recherche. Des dunes de plusieurs centaines de mètres de haut peuvent simuler l'effet de soulèvement des masses d'air des montagnes naturelles, modifiant la direction du vent et provoquant un mouvement ascendant orographique, accélérant ainsi la condensation de la vapeur d'eau et la formation de précipitations.
Pour valider la théorie, l'équipe déploiera des systèmes lidar de haute précision à proximité du parc solaire Mohammed bin Rashid Al Maktoum aux Émirats arabes unis (capacité installée d'environ 3,8 GW fin 2025, objectif de 7,2 GW) afin de mesurer en trois dimensions la température, l'humidité et le mouvement du vent, du sol jusqu'aux nuages. Les données alimenteront des modèles météorologiques à très haute résolution, exécutés sur les supercalculateurs Hunter et HoreKa de l'Université de Stuttgart et de l'Institut de technologie de Karlsruhe, pour simuler la réponse atmosphérique selon différentes configurations de centrales et dispositions de dunes artificielles.
L'objectif final du projet est de déterminer la taille, l'emplacement et la conception des infrastructures afin de maximiser le potentiel de génération de précipitations. À l'avenir, ces solutions pourraient intégrer la production d'énergie photovoltaïque, des cultures résistantes à la sécheresse (comme le jojoba, le jatropha) et des systèmes d'irrigation souterrains, créant ainsi un nouveau modèle de développement énergétique et agricole pour les régions arides. La végétation peut abaisser la température ambiante locale, améliorant ainsi l'efficacité de la production d'électricité des modules photovoltaïques.
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