Le « Règlement d’application de la loi sur les ressources minérales » de la Chine perfectionne les systèmes de restauration écologique des mines et d’utilisation des terres
2026-06-02 15:13
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fr.wedoany.com Rapport : Le « Règlement d’application de la loi de la République populaire de Chine sur les ressources minérales » (ci-après dénommé le « Règlement ») établit des dispositions systématiques concernant la restauration écologique des mines, intégrant pour la première fois le mécanisme de parallélisme entre l’exploitation et la restauration dans un cadre de gestion juridique. Ce Règlement précise les normes d’élaboration et le contenu essentiel des plans de restauration écologique des zones minières, définit les voies opérationnelles pratiques de « exploitation et restauration simultanées » et de « exploitation par zones, restauration par phases », et consacre sous forme légale la responsabilité principale des entreprises minières de procéder à la remise en état parallèlement à l’exploitation, construisant ainsi un cadre institutionnel où développement et restauration avancent de concert.

La restauration écologique des mines englobe la gestion des terres occupées et dégradées, la réhabilitation du paysage topographique et géomorphologique, ainsi que la prévention et le contrôle des risques géologiques. Tous les travaux de restauration reposent sur le support foncier des zones minières. Pendant longtemps, le problème de la « légalité de la mine, illégalité du terrain » a entravé la mise en œuvre de la restauration dans les délais et selon les normes. Les entreprises manquaient de soutien juridique pour l’utilisation des terres, les sites choisis peinaient à répondre aux exigences de planification, et le manque d’indicateurs de terrains à bâtir constituait un goulot d’étranglement pour l’utilisation des terres minières.

Afin de résoudre systématiquement les difficultés liées à l’utilisation des terres minières, l’État s’efforce de construire un cadre institutionnel. L’article 34 de la nouvelle loi minière, entrée en vigueur en 2025, précise que l’État perfectionne le système d’utilisation des terres minières adapté à la prospection et à l’exploitation des ressources minérales, et que l’élaboration des plans d’aménagement de l’espace territorial doit prendre en compte les besoins fonciers de la prospection et de l’exploitation. L’article 36 du Règlement élargit encore les modes d’acquisition des terres pour l’exploitation minière, abaissant le seuil d’accès au foncier pour les entreprises. La « Notification du ministère des Ressources naturelles et de l’Administration nationale des forêts et des prairies sur la poursuite de l’amélioration de la garantie des éléments des ressources naturelles » (Document n° 38 [2026] du ministère des Ressources naturelles), publiée en mars 2026, précise que l’approbation des terrains à bâtir adopte le modèle de « développement progressif, demande par phases », et que les mines situées dans les zones rurales peuvent, en s’appuyant sur les indicateurs de liaison augmentation-réduction, traiter par lots les procédures de conversion des terres agricoles en terrains à bâtir et d’expropriation. L’article 37 du Règlement affine les règles de gestion des terres temporaires, instaure une approbation par zones et par phases, et établit une contrainte rigide liant l’approbation par phases à l’obligation de restauration : l’achèvement de la restauration de la phase précédente est une condition préalable à l’approbation de l’utilisation des terres pour la phase suivante. L’utilisation des terres et la restauration forment ainsi une boucle fermée, où la demande et l’attribution des indicateurs fonciers sont conditionnées par l’exécution des obligations de restauration écologique.

Le Règlement précise les normes d’exécution pour l’ensemble du processus, faisant passer les plans de restauration d’exigences théoriques à une mise en œuvre concrète. L’article 50 stipule que le titulaire du droit d’exploitation minière doit, avant d’exploiter les ressources minérales, élaborer un plan de restauration écologique de la zone minière, en détaillant les objectifs, les travaux, les techniques, les coûts et autres éléments clés. L’article 51 exige que la restauration soit basée sur des facteurs dynamiques tels que la conception de l’exploitation, le processus technique, l’avancement, le périmètre d’utilisation des terres, ainsi que la dégradation des terres et les dommages écologiques, afin de diviser raisonnablement les unités de restauration et d’organiser le calendrier de restauration, garantissant ainsi que les travaux de restauration suivent le rythme de l’exploitation.

Le mécanisme de coordination intersectorielle, comprenant l’approbation conjointe des terres temporaires avec les services forestiers et l’inspection conjointe avec les départements de l’environnement écologique, ainsi que le mécanisme de garantie du fonds de restauration, assurent la mise en œuvre des plans de restauration écologique des zones minières. La mise en œuvre combinée d’une série de lois, règlements et politiques complémentaires permet de débloquer l’ensemble de la chaîne institutionnelle du processus de restauration écologique des mines. De l’approbation de l’utilisation des terres et de la mobilisation des indicateurs, à la mise en œuvre de la restauration, à l’inspection par zones, à la garantie financière, et enfin à la supervision coordonnée multisectorielle, le système de restauration écologique des mines, désormais institutionnalisé, normalisé et régularisé, est pleinement établi. Cette boucle fermée abandonne le modèle de « priorité au développement, négligence de la restauration » et consacre le développement des ressources et la restauration écologique comme des responsabilités légales parallèles et interdépendantes.

Pour les entreprises minières, la régularisation des procédures d’utilisation des terres et la gestion normative du foncier conformément à la loi constituent une condition préalable essentielle pour garantir une production et une exploitation normales, prévenir les risques d’utilisation illégale des terres et réduire les coûts d’exploitation globaux. Pour les autorités sectorielles compétentes, la restauration écologique est profondément liée à l’ensemble de la chaîne opérationnelle, incluant la planification des sites, l’approbation de l’utilisation des terres, la gestion des mines et le contrôle de l’application de la loi, nécessitant de briser les cloisonnements entre départements et de renforcer la coordination et la synergie. Pour les gouvernements locaux, le cadre juridique complémentaire pour l’utilisation des terres minières et la restauration écologique est désormais pleinement perfectionné, permettant de mobiliser les indicateurs existants de liaison augmentation-réduction et les indicateurs de libération issus de la restauration des mines historiquement abandonnées, de transformer les risques potentiels d’utilisation illégale des terres en sources légitimes de revenus fonciers, et de promouvoir un développement économique minier de haute qualité et sain.

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