Le Premier Tribunal Environnemental du Chili approuve la modification de l’accord de médiation de Minera Nevada et sa prolongation de deux ans
2026-06-05 09:58
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fr.wedoany.com Rapport : Le Premier Tribunal Environnemental du Chili (Primer Tribunal Ambiental) a récemment approuvé la modification d’un accord de médiation entre le Conseil de la Défense de l’État (Consejo de Defensa del Estado) et la Compañía Minera Nevada SpA, concernant une action en réparation des dommages environnementaux causés par l’intervention sur les zones humides des hautes Andes dans la commune d’Alto del Carmen, région d’Atacama.

Le contenu principal de cette modification comprend la prolongation de deux ans de la mesure 1, à savoir le plan de restauration des zones humides des hautes Andes. Ce plan inclut l’enlèvement des colluvions et la restauration des conditions du système, notamment en ce qui concerne les fonctions hydrologiques. L’ajustement est basé sur les rapports de suivi réalisés au cours des quatre premières années d’exécution, qui montrent que, bien que des progrès aient été accomplis dans la restauration des écosystèmes affectés, la vitesse de récupération est plus lente que prévu en termes d’amélioration des conditions d’humidité et de régénération de la végétation.

En outre, la modification propose d’exécuter et de mettre en œuvre de nouvelles mesures de surveillance des conditions hydrologiques, de restaurer les points de prélèvement, de modifier la couverture végétale des parcelles expérimentales et de favoriser la régénération naturelle de la végétation des zones humides secourues. Outre la prolongation de deux ans de la période d’exécution, les nouvelles actions incluent un abaissement artificiel du sol à des points spécifiques des zones humides afin de favoriser l’amélioration de l’humidité près de la surface. Cette mise à jour établit également un nouvel indicateur de conformité : pendant la saison sèche, au moins 60 % de la surface des zones humides secourues doit présenter une humidité détectable à une profondeur de 80 à 100 centimètres, condition qui sera évaluée par des études géophysiques.

Parallèlement, la modification supprime certaines activités de surveillance jugées inutiles pour les objectifs de restauration, notamment la surveillance de la faune et les relevés photographiques, l’évaluation des performances photosynthétiques par échange gazeux et le suivi annuel de l’état des clôtures.

Le tribunal a adopté cette décision à la majorité des voix des juges Alamiro Alfaro Zepeda et Cristián López Montecinos (juge suppléant légal du Deuxième Tribunal Environnemental). Il a estimé que la modification préservait l’objectif et l’orientation de l’accord original, à savoir la restauration des conditions hydrologiques des écosystèmes affectés et le rétablissement progressif de leurs fonctions écologiques. La décision considère que « la prolongation dans le temps est techniquement appropriée pour évaluer de manière plus robuste l’évolution des processus d’établissement du système, de régénération naturelle et de rétablissement fonctionnel ».

Cette décision a fait l’objet d’un vote dissident de la juge Sandra Alvarez T., qui estime que la modification et la prolongation ne devraient pas être approuvées, au motif que la demande était tardive, manquait de précision temporelle, de suffisance technique, de garanties économiques nécessaires, et qu’elle ne permettrait finalement pas d’assurer le soutien effectif des objectifs originaux de l’accord dans les écosystèmes étudiés.

Cette affaire a débuté en avril 2019, lorsque le Conseil de la Défense de l’État a intenté une action en réparation des dommages environnementaux contre la Compañía Minera Nevada SpA, l’accusant d’avoir affecté, au-delà des autorisations, environ 13 832 hectares de plantes en coussinet dense (Azorella madrepórica) et 0,16 hectare de zones humides des hautes Andes. La procédure s’est achevée en mai 2020, le tribunal ayant approuvé l’accord de médiation soumis par les deux parties. Cet accord comprend un plan de restauration et de valorisation des écosystèmes des hautes Andes situés dans la zone du projet Pascua Lama, visant à mettre en œuvre des mesures de restauration écologique, de protection, de surveillance et de suivi des composantes des écosystèmes des hautes Andes affectés. L’accord prévoit principalement deux axes d’action : la restauration des zones humides des hautes Andes et la valorisation des plantes en coussinet dense, et intègre des mécanismes de suivi technique, une coordination avec les autorités compétentes et des outils complémentaires pour soutenir les initiatives liées à l’utilisation durable de ces écosystèmes.

Le travail de suivi et de contrôle du Premier Tribunal Environnemental concernant les jugements et les accords de médiation dans les affaires de dommages environnementaux comprend l’examen des rapports de suivi, la tenue d’audiences de suivi et la résolution des litiges liés à l’exécution de ces décisions, afin de garantir leur respect.

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