fr.wedoany.com Rapport : Le développeur canadien de ressources en scandium, Scandium Canada Ltd (TSX-V : SCD), a annoncé début juin 2026 avoir signé un accord de confidentialité bilatéral avec l’Université de Waterloo (Canada), lançant officiellement un projet de recherche conjoint sur les alliages aluminium-scandium (Al-Sc) dans le domaine de la fabrication additive. La première phase du projet se concentre sur le développement des paramètres de procédé de fusion laser sur lit de poudre (L-PBF) pour l’impression 3D métallique, visant à réduire les coûts de fabrication et à favoriser son adoption commerciale dans les secteurs de l’aérospatiale, de la défense et d’autres industries de haute technologie.
Scandium Canada est une société cotée en bourse basée à Montréal, au Québec (Canada), dont l’actif principal est le projet de scandium du lac Cratère (Crater Lake Project), situé dans la région du Nunavik au Québec. Ce gisement est considéré comme l’une des plus grandes sources primaires de scandium en Amérique du Nord. La société dispose d’une division Scandium+, dédiée à la recherche, au développement et à la commercialisation d’applications innovantes du scandium. Le partenaire de cette collaboration, le Laboratoire de fabrication additive multi-échelle (MSAM) de l’Université de Waterloo, situé au Catalyst137 Technology Centre à Kitchener, en Ontario, dispose d’équipements de recherche d’une valeur de plus de 25 millions de dollars canadiens et figure parmi les principaux instituts de recherche en impression 3D métallique au Canada.
Selon l’accord, la collaboration sera codirigée par le Dr Luc Duchesne, directeur scientifique de Scandium Canada et responsable de la division Scandium+, et la professeure Mihaela Vlasea, codirectrice du MSAM et titulaire de la chaire de recherche canadienne en fabrication additive durable. Le Dr Duchesne s’est déjà rendu au MSAM début mai pour lancer les essais préliminaires. L’objectif principal de cette collaboration est de développer des paramètres de procédé capables de réduire les coûts de fabrication avancée par L-PBF, afin d’élargir les opportunités de marché pour les alliages aluminium-scandium. En ajoutant de faibles quantités de scandium (généralement de 0,1 % à 0,6 %), ces alliages forment des précipités nanométriques d’Al₃Sc lors de la solidification, ce qui affine considérablement les grains et supprime les fissures thermiques, résolvant ainsi un verrou technologique clé auquel les alliages d’aluminium conventionnels sont confrontés dans le procédé L-PBF, à savoir la formation de grains colonnaires et de fissures thermiques.
Guy Bourassa, PDG de Scandium Canada, a déclaré que cette collaboration avec l’un des laboratoires de fabrication additive les plus reconnus au monde constitue une étape importante pour l’entreprise, reflétant son engagement à créer des opportunités commerciales concrètes pour les alliages aluminium-scandium. La professeure Mihaela Vlasea a souligné qu’il est enthousiasmant de travailler avec l’écosystème industriel pour répondre aux besoins urgents de la chaîne d’approvisionnement en fabrication additive métallique. Cette collaboration industrie-université met directement en relation la plus grande ressource primaire de scandium d’Amérique du Nord avec les capacités de recherche en impression métallique du Canada, visant à résoudre les défis de longue date de la fabrication additive des alliages aluminium-scandium, entravés par des coûts de matériaux élevés et une fenêtre de procédé étroite, afin de fournir une base technique pour la construction d’une chaîne de valeur complète, de la mine à la poudre, puis à la pièce imprimée.
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