fr.wedoany.com Rapport : Mitsubishi Electric et le Centre de recherche technique VTT de Finlande (VTT Technical Research Centre of Finland) ont achevé le développement du cœur d’un système de captage direct océanique. La prochaine étape consistera à réaliser une démonstration sur site dans des conditions côtières.

Ce système élimine le dioxyde de carbone de l’eau de mer plutôt que de l’air ou des flux de gaz industriels, s’inscrivant ainsi dans le marché en développement du captage du carbone océanique. Son principe de fonctionnement consiste à réduire la concentration de carbone inorganique dissous dans l’eau de mer. L’eau de mer traitée peut, au fil du temps, absorber davantage de dioxyde de carbone de l’atmosphère. En volume, la concentration de dioxyde de carbone dans l’eau de mer est bien plus élevée que dans l’air, ce qui pourrait offrir un avantage en termes d’efficacité par rapport à certains systèmes de captage direct de l’air.
Les perspectives commerciales de cette technologie restent encore très incertaines. La consommation d’énergie, le coût du projet, les permis maritimes, le suivi à long terme et la comptabilité carbone doivent tous être testés à grande échelle. Mitsubishi Electric et le VTT utilisent un procédé électrochimique basé sur l’acidification, qui ajoute des ions hydrogène à l’eau de mer entrante pour augmenter son acidité, ce qui favorise la libération du dioxyde de carbone dissous sous forme gazeuse et son captage. Contrairement aux systèmes qui fixent le carbone sous forme de carbonates minéraux solides, cette méthode pourrait soutenir à la fois le stockage et l’utilisation du carbone, avec des applications potentielles telles que les carburants de synthèse ou les matières premières industrielles. Cependant, le document original souligne que ces chaînes de valeur doivent être validées séparément pour pouvoir faire partie d’un modèle de projet finançable.
L’accent de ce projet est mis sur les infrastructures existantes qui traitent déjà de grands volumes d’eau de mer. Les usines de dessalement, les centrales électriques et autres installations côtières peuvent fournir des systèmes d’admission et de rejet prêts à l’emploi, réduisant ainsi le besoin de construire chaque composant du projet à partir de zéro. Pour la prochaine phase du captage du carbone, en plus du procédé chimique, il faudra un site, un accès au réseau électrique, un parcours d’autorisation, des partenaires opérationnels et un modèle commercial capable de soutenir le développement au-delà du projet pilote.
Les deux entreprises évaluent également la possibilité de récupérer des matériaux de valeur à partir de l’eau de mer pendant le processus de captage du carbone. Si cela s’avère réalisable, cela pourrait générer des revenus supplémentaires et améliorer l’économie du projet, bien que des tests supplémentaires soient encore nécessaires. La prochaine étape est la validation sur site côtier, qui devrait démontrer les performances du système en dehors d’un environnement de développement contrôlé et sa capacité d’intégration dans un contexte opérationnel réel.
Pour Mitsubishi Electric, ce projet s’inscrit dans sa stratégie de développement durable et de commercialisation ; pour le VTT, il s’agit d’une voie de recherche visant à amener une technologie précoce vers une application pratique. La phase de démonstration à venir fournira des réponses plus claires sur la question de savoir si le captage direct océanique peut devenir une partie crédible du marché du captage du carbone, couvrant ses performances, ses coûts, son contrôle environnemental et le niveau de soutien des partenaires nécessaire pour passer du concept à un projet commercial.
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