fr.wedoany.com Rapport : Plusieurs projets de loi liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC) examinés cette semaine par le Congrès américain portent sur quatre axes principaux : la gestion des données biologiques, l'évaluation de la sécurité nationale de l'informatique quantique, la nationalisation de l'intelligence artificielle et la régulation de la concurrence sur les plateformes.
Le projet de loi « Réseau de données biologiques » propose la création d'une base de données biologiques complète, accessible aux chercheurs américains, visant à centraliser la gestion des informations biologiques clés afin d'accélérer le développement des biotechnologies. Ce projet de loi exige que le secrétaire à l'Énergie élabore un plan de mise en œuvre et désigne d'abord un laboratoire national unifié pour diriger un projet pilote, chargé de collecter, sécuriser et « démocratiser » certaines données biologiques. Le projet de loi affirme que cette mesure « protégera les données biologiques américaines contre toute exploitation par le Parti communiste chinois ».
Le projet de loi « Commission nationale de sécurité de l'informatique quantique » prévoit la création d'un groupe bipartite composé de 11 membres du Congrès, chargé d'évaluer l'impact de l'informatique quantique sur la sécurité nationale, l'économie, la science et le domaine militaire. Sur la base de cette évaluation, la commission préparera un rapport et formulera des recommandations au Congrès et à l'exécutif concernant les partenariats public-privé, les initiatives de recherche, la planification de la main-d'œuvre, etc., afin de renforcer le secteur américain des technologies quantiques.
Le projet de loi « Fonds souverain américain pour l'intelligence artificielle » fournit une base juridique permettant au gouvernement d'acquérir des parts dans les principales entreprises d'intelligence artificielle, visant à redistribuer les revenus des grandes entreprises technologiques au public. Il propose d'offrir au public 50 % des actions de la plus grande entreprise américaine de développement d'IA, ces actions étant soumises à un impôt unique, puis versées dans un fonds souverain indépendant qui distribue des dividendes annuels sous forme de paiements directs aux citoyens américains. Le document du projet de loi soutient que « l'avenir de l'IA et le destin de l'humanité ne devraient pas être décidés par les milliardaires de la Silicon Valley, qui recherchent le pouvoir et la maximisation des profits. Ils devraient être décidés collectivement par les travailleurs, les parents, les enseignants, les artistes, les scientifiques, les communautés et le peuple américain. »
Le projet de loi « Loi américaine sur l'innovation et le choix sur Internet » vise à équilibrer les conditions de concurrence sur les plateformes de commerce en ligne. Ce projet de loi autorise le ministère de la Justice, la Commission fédérale du commerce et les procureurs des États à appliquer les lois antitrust dans l'écosystème des plateformes en ligne, en particulier pour empêcher les grandes entreprises d'utiliser les données fonctionnelles des plateformes numériques pour favoriser leurs propres produits ou activités, au détriment de la position des petites entreprises dans le commerce en ligne. Le seuil d'application du projet de loi est le suivant : un chiffre d'affaires annuel d'au moins 175 milliards de dollars sur le marché en ligne, et au moins 34 % de la population américaine âgée de plus de 12 ans étant des utilisateurs actifs ; ce projet de loi s'applique également aux plateformes comptant au moins 34 % des ménages américains comme abonnés.
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