La Mauritanie lance le projet de cloud national
2026-07-01 11:27
Favoris

fr.wedoany.com Rapport : La Mauritanie a officiellement lancé le projet de cloud national le 29 juin à Nouakchott, visant à héberger les données numériques et les services de l’administration publique sur une infrastructure située sur le territoire national. La cérémonie de lancement s’est déroulée au Centre national de données de Nouakchott.

La Mauritanie construit une infrastructure cloud pour héberger les données publiques

Le cloud national fournira aux administrations publiques des ressources partagées en matière de réseaux, serveurs, stockage et applications, avec pour objectif d’intégrer progressivement les services numériques de l’État, en remplacement des infrastructures dispersées actuelles des différents ministères. Cette installation s’appuie sur le Centre national de données de Nouakchott, certifié Tier III, construit dans le cadre du Programme régional d’intégration numérique en Afrique de l’Ouest (WARDIP).

À ce jour, le ministère n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour la migration effective des applications et bases de données des différents ministères vers le nouveau cloud national, ni sa capacité de stockage ou le coût total de l’infrastructure.

Le cloud national s’inscrit dans le processus de transformation numérique impulsé par le ministère chargé de la transformation numérique depuis sa création en 2021. L’agenda national de transformation numérique 2022-2025 fixe l’objectif de porter la valeur ajoutée du secteur numérique à environ 700 millions de dollars, soit près de 8 % du produit intérieur brut de la Mauritanie. Le budget 2026 de ce ministère s’élève à 24,2 millions de dollars, en hausse de 104,6 % par rapport à l’exercice précédent, et des négociations sont en cours avec la Banque islamique de développement pour obtenir un financement supplémentaire de 50 millions de dollars.

Les indicateurs numériques du pays restent faibles : selon DataReportal, la Mauritanie se classe au 165e rang de l’Indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations Unies en 2024, avec un taux de pénétration d’Internet de 37,4 % début 2026. La stratégie nationale de sécurité numérique 2022-2025 est encore en cours de déploiement, incluant la création d’un centre national de surveillance des incidents de cybersécurité et de réponse aux urgences (CERT/CSIRT).

L’initiative mauritanienne s’inscrit dans une tendance de localisation des infrastructures numériques en Afrique. Selon le rapport « Afrique des centres de données 2026 » de l’Association africaine des centres de données (ADCA), la capacité IT active actuelle sur le continent est de 360 mégawatts, avec 238 mégawatts en construction et 656 mégawatts en projet, la capacité totale pouvant atteindre près de 1,2 gigawatt d’ici 2030. Cependant, l’Afrique ne représente qu’environ 0,6 % de la capacité IT mondiale, alors qu’elle abrite près d’un cinquième de la population mondiale.

Sur le plan institutionnel, la « Déclaration d’Alger sur la souveraineté numérique en Afrique », adoptée lors du sommet ministériel africain des télécommunications en avril 2026, prône le développement de solutions cloud souveraines et de centres de données sur le continent, dans le cadre de la Stratégie de transformation numérique de l’Afrique 2020-2030 de l’Union africaine. Selon l’ADCA, plus de 40 pays africains ont déjà adopté des lois sur la protection des données, et environ 15 pays ont adopté des stratégies nationales dédiées à l’intelligence artificielle.

Ce texte est rédigé, traduit et republié à partir des informations de l'Internet mondial et de partenaires stratégiques, uniquement pour la communication entre lecteurs. En cas d'infraction au droit d'auteur ou d'autres problèmes, veuillez nous en informer à temps pour la modification ou la suppression. La reproduction de cet article est strictement interdite sans autorisation formelle. Mail : news@wedoany.com