fr.wedoany.com Rapport : Les Émirats arabes unis ont réduit pour la première fois en quatre mois les prix des carburants, avec une baisse allant jusqu'à 17 %.

Avec la baisse des prix du pétrole due au conflit iranien et à la signature du mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran, le comité de fixation des prix du gouvernement des Émirats arabes unis a annoncé une réduction des prix de plusieurs types de carburants en juillet. Le prix de l'essence Super 95, la plus couramment utilisée pour les véhicules quotidiens, a baissé de 14 %, pour atteindre 3,29 dirhams des Émirats arabes unis par litre (environ 0,90 dollar américain). Le coût pour remplir un réservoir de 45 litres d'une voiture est passé de 172 dirhams en juin à 148 dirhams, alors que le prix était à un niveau élevé de 3,83 dirhams par litre.
Le prix du carburant E-Plus 91 a baissé de 15 % en juillet, pour atteindre 3,21 dirhams par litre ; celui du Super 98, utilisé pour les voitures de luxe et les voitures de sport, a baissé de 14 %, pour atteindre 3,40 dirhams par litre. Le prix du diesel, déjà réduit en juin par rapport au niveau élevé de 4,69 dirhams par litre en mai, a encore baissé de 17 % en juillet, pour atteindre 3,60 dirhams par litre.

Depuis l'adoption par le ministère de l'Énergie des Émirats arabes unis d'une politique liée aux prix mondiaux du pétrole en août 2015, les coûts des carburants ont été déréglementés. Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran le 28 février, les prix de l'essence et du diesel n'ont cessé de grimper. Le pétrole brut Brent, référence mondiale, s'échangeait mardi à 72,39 dollars le baril, à peu près au même niveau qu'avant le début du conflit. Le Brent avait atteint un sommet de 126 dollars le baril en avril et s'échangeait encore autour de 100 dollars fin mai.
La principale cause de cette flambée des prix a été l'interruption du trafic pendant plusieurs mois dans le détroit d'Ormuz, une voie d'eau clé entre l'Iran et Oman, par laquelle transitaient quotidiennement un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole avant la guerre. Pour faire face à la pénurie, plusieurs gouvernements ont libéré des millions de barils de leurs réserves nationales et pris des mesures d'économie d'énergie. Les progrès des négociations entre les États-Unis et l'Iran et la signature du mémorandum ont entraîné une forte baisse des prix du pétrole en juin, malgré des attaques réciproques récentes entre les deux pays. Selon Bloomberg, les analystes de la banque d'investissement Morgan Stanley ont abaissé leurs prévisions de prix du pétrole pour la deuxième fois en deux semaines, en raison d'une reprise plus rapide que prévu de la circulation du pétrole dans le détroit d'Ormuz. La banque prévoit un prix moyen du baril de 75 dollars pour les troisième et quatrième trimestres 2026, contre 90 dollars et 80 dollars respectivement précédemment prévus.










