fr.wedoany.com Rapport : La Commission des Mines (Comisión de Minería) de la Chambre des députés du Chili a approuvé en général, par 8 voix pour et 5 abstentions, le projet de révision de la Loi minière et d'autres lois connexes, promu par l'exécutif, visant à perfectionner le régime des redevances minières.

Cette proposition vise à résoudre les problèmes existants dans le régime de garantie minière (amparo minero) dont bénéficient les titulaires de concessions minières. Ce mécanisme garantit la validité de leurs droits fonciers en remplissant des obligations spécifiques, telles que le paiement de redevances minières ou la réalisation de travaux spécifiques sur le site.
Selon le ministre des Mines et de l'Économie, Daniel Mas, la proposition définit un nouveau régime de redevances minières, avec des ajustements spécifiques incluant : la suppression des conditions nécessaires pour bénéficier de la redevance de concession, telles que le plafond de 500 hectares, les conditions de parenté et le type de société ; la suppression du barème progressif des redevances minières ; la suppression de l'obligation de demander chaque année la redevance de concession ; l'élargissement des motifs de concession, avec l'ajout de l'exploration comme motif ; et l'obligation de payer la redevance de concession pendant la période de demande de concession. Parallèlement, l'exécutif s'est engagé, après l'adoption de la loi, à réviser le règlement de la Loi minière et, en collaboration avec le Service national de géologie et des mines (Sernageomin), à uniformiser les critères de demande entre les régions.
Le ministre Mas a remercié pour l'approbation et la rapidité du traitement de la proposition. Il a soutenu que ce projet apportera sécurité juridique et simplification, réduira les obstacles pour les petites entreprises minières, favorisera les activités d'exploration et apportera des bénéfices au pays et aux régions, notamment en élargissant la base de production future, en augmentant l'emploi régional et en créant des revenus structurels durables. Ce point de vue a également été soutenu par le député Ignacio Urcullú. Ce dernier a déclaré que la loi résout un problème affectant les petits mineurs, à savoir la vente aux enchères des redevances minières, offrant une marge de manœuvre, une tranquillité d'esprit et une certitude pour leurs investissements en cours et le développement continu de cette activité importante. Il a particulièrement mentionné la suppression de la clause de succession familiale et a révélé que l'on discutait encore de la manière d'appliquer le plafond d'hectares pour bénéficier de ce régime. Il a reconnu la diversité du secteur minier artisanal et a indiqué que certaines réserves étaient en cours de discussion sur le plan technique.
Le député critique Bernardo Salinas a quant à lui souligné que la proposition modifie le cadre actuel qui protège les petites mines et l'exploitation minière artisanale face aux grandes entreprises. Il a insisté sur le fait que la limite précédente de 500 hectares accordait un traitement spécial aux petites mines en matière de redevances, tandis que ce projet l'ouvre à la libre concurrence entre petites, moyennes et grandes entreprises. Il a également dénoncé une simplification excessive en matière d'enregistrement, estimant qu'un simple document en cours de traitement suffit pour devenir propriétaire d'une colline, ce qui pourrait susciter des comportements spéculatifs à l'avenir, car les redevances minières peuvent être vendues. Il a estimé qu'il serait préférable de proposer une loi courte si l'on souhaite résoudre le problème du non-paiement des redevances minières.
Le président de la Commission, le député Cristián Tapia, a rapporté que le vote article par article de la proposition aura lieu mercredi prochain. Il a mentionné qu'il est prévu de maintenir la valeur des redevances pour les grandes entreprises, mais en actualisant les critères, tandis que les redevances pour les petites et moyennes entreprises reviendront à leur niveau d'avant 2022.
Dans une autre partie de la réunion, la Commission a analysé le rapport final commandé par le Comité d'audit, de rémunération et d'éthique (CACE) de la Corporación Nacional del Cobre de Chile (Codelco). Ce rapport confirme de graves anomalies et des écarts réglementaires dans le rapport de production de cuivre de fin 2025, et en évalue les impacts et conséquences potentiels. La nouvelle direction de Codelco, comprenant le président du conseil d'administration Bernardo Fontaine et le président exécutif Jorge Gómez, ainsi que l'auditeur général Raúl Puerto et la directrice et présidente du CACE, Tamara Agnic, ont participé à la présentation.
La communication a révélé que les conclusions ont établi que ces matériaux ne remplissaient pas pleinement les conditions requises par les normes internes pour être considérés comme des produits finis et auraient dû continuer à être comptabilisés comme des produits en cours. En outre, des violations, une utilisation inappropriée des normes d'exception et des lacunes dans les approbations obligatoires ont été constatées, et l'impact sur le calcul des objectifs a été évalué. Les responsables ont indiqué qu'aucun impact négatif nécessitant une modification des états financiers audités de la société au 31 décembre 2025 n'a été identifié, mais qu'il est nécessaire de recalculer les incitations variables liées à ces indicateurs. Dans d'autres informations contextuelles, il a été indiqué que des mécanismes de recouvrement de gestion avaient été mis en place et que des mesures disciplinaires avaient été prises, notamment le licenciement d'un cadre supérieur et des avertissements adressés à d'autres professionnels concernés, ainsi qu'un examen des primes versées en 2025 aux cadres, dirigeants et ouvriers.
Le député Tapia a salué ces déclarations et a exprimé sa confiance dans la nouvelle direction. Il estime que le président exécutif Gómez possède une vaste expérience dans le secteur minier et devrait guider l'entreprise vers une augmentation de la production tout en protégeant la sécurité des travailleurs. Il a souligné qu'il fallait maintenir le caractère d'entreprise d'État de Codelco, tout en estimant qu'elle doit être gérée comme une entreprise privée.










