fr.wedoany.com Rapport : Le nouveau cadre réglementaire de l’Union européenne pour les importations d’acier est entré en vigueur le 1er juillet 2026. Ce nouveau règlement réduit le quota annuel d’importations d’acier en franchise de droits à 18,3 millions de tonnes, soit une baisse de 47 % par rapport à 2024. Pour 26 catégories de produits sidérurgiques, un droit de douane uniforme de 50 % sera appliqué au-delà du quota. La moitié du quota est réservée aux partenaires ayant signé un accord de libre-échange avec l’UE, tandis que l’autre moitié est ouverte aux autres partenaires commerciaux, afin d’équilibrer la protection de l’industrie et la demande d’acier en aval. Le nouveau règlement introduit également une obligation de déclaration des informations sur la « fusion et coulée » de l’acier, permettant de retracer la source réelle de production de l’acier afin de prévenir les transbordements via des pays tiers et les contournements des restrictions.
Cette mesure de l’UE vise à faire face à la surcapacité mondiale de production d’acier et aux chocs des détournements commerciaux. Actuellement, la pression de la surcapacité mondiale d’acier ne cesse d’augmenter. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit que la surcapacité pourrait atteindre 721 millions de tonnes en 2027. Combiné au risque de détournement commercial dû à l’augmentation des droits de douane américains sur les importations d’acier, les aciéries européennes subissent des pressions opérationnelles. Cette politique est une mesure clé du « Plan d’action pour l’acier et les métaux » de l’UE, visant à préserver la capacité de production et l’emploi sidérurgiques européens, à soutenir les technologies bas carbone et à garantir la stabilité de l’approvisionnement en matières premières en aval.
Après la mise en œuvre de ce nouveau règlement, le seuil d’importation d’acier dans l’UE sera considérablement relevé, ce qui aura un impact profond sur la structure du commerce mondial de l’acier. Les principaux pays exportateurs d’acier seront confrontés à une double pression : des restrictions de quotas et des droits de douane élevés pour leurs exportations vers l’UE.










