fr.wedoany.com Rapport : Avalon Advanced Materials (TSX : AVL ; US-OTC : AVLNF) relance son projet de terres rares Nechalacho, situé dans les Territoires du Nord-Ouest (Northwest Territories), avec l’intention de finaliser une étude économique à l’automne et de démarrer la production d’ici trois ans. Le PDG Scott Monteith a déclaré lors d’un entretien vidéo en juin avec The Northern Miner que Washington et Ottawa ont pris conscience que la fixation des prix par la Chine est davantage motivée par la manipulation que par le marché, et que les facteurs économiques et géopolitiques rendent désormais ce projet plus viable économiquement.
La société a acquis Nechalacho en 2005 comme premier projet et a réalisé la majeure partie des travaux modernes d’exploration, de ressources et de recherche. Vital Metals (ASX : VML ; US-OTC : VTMXF) détient une partie du gisement et a été plus active au cours des cinq dernières années, mais ses progrès sont inférieurs à ceux d’Avalon. Nechalacho se trouve à environ 100 km au sud-est de Yellowknife. Cette relance intervient alors que les Territoires du Nord-Ouest cherchent de nouveaux projets miniers pour combler le vide économique laissé par la fermeture des mines de diamants.
Ce projet est l’un des plus grands et des plus avancés d’Amérique du Nord en matière de terres rares, avec un coût d’investissement d’environ 2 milliards de dollars canadiens (1,42 milliard de dollars américains). Avalon recherche des partenaires et des voies d’accès. Comme de nombreux projets dans le Grand Nord, Nechalacho manque de connexion permanente à une infrastructure et n’est accessible que par barge ou par route de glace. Cependant, la société négocie avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour utiliser le financement fédéral du Fonds pour les infrastructures de minéraux critiques (Critical Minerals Infrastructure Fund) afin de construire éventuellement une route.
Monteith a indiqué qu’il est en pourparlers avec des sociétés minières, de transformation et de commercialisation, qui pourraient rejoindre le projet en tant que partenaires en capital, coentreprises ou autres collaborations stratégiques, mais il n’a pas pu préciser leurs identités pour l’instant. L’évaluation économique préliminaire qu’Avalon prévoit de publier en octobre mettra à jour l’étude et les ressources de 2013, tandis qu’une étude de faisabilité actualisée est prévue pour l’année prochaine. L’étude de faisabilité réalisée il y a plus de dix ans estimait le coût d’investissement à 1,6 milliard de dollars canadiens. Selon Christopher Senyk, vice-président du développement de l’entreprise, le coût actuel est supérieur d’environ 400 000 dollars canadiens. La même étude prévoyait une valeur actualisée nette après impôts (taux d’actualisation de 8 %) de 1,3 milliard de dollars canadiens et un taux de rendement interne après impôts de 20 %.
La zone Basal de Nechalacho pourrait produire 9 300 tonnes d’oxydes de terres rares totaux (TREO) par an sur une durée de vie de la mine de 20 ans, avec des réserves prouvées et probables de 14,6 millions de tonnes titrant 1,7 % de TREO et 0,46 % d’oxydes de terres rares lourds (HREO). Les réserves totales contenues sont de 247 000 tonnes de TREO et 67 000 tonnes de HREO, incluant du dysprosium, du terbium et de l’yttrium. La production annuelle prévue comprend également 19 763 tonnes d’oxyde de zirconium, 2 230 tonnes d’oxyde de niobium et 243 tonnes d’oxyde de tantale.
La zone Tardiff de Vital à Nechalaco devrait produire environ 14 800 tonnes de TREO par an sur une durée de vie de la mine de 11 ans, avec une valeur actualisée nette d’environ 622,5 millions de dollars canadiens, un coût d’investissement initial d’environ 400 millions de dollars canadiens et un taux de rendement interne de 26 %. Les droits de Vital sur Tardiff s’étendent de la surface jusqu’à environ 150 mètres de profondeur, tandis que la zone Basal d’Avalon commence à 150 mètres et au-delà. Vital a brièvement été la première mine de terres rares à produire à l’échelle de démonstration au Canada entre 2021 et 2023, mais a cessé l’exploitation en raison de dépassements de coûts, de difficultés de marché et de la faillite de sa filiale de transformation à Saskatoon, en Saskatchewan. Basal est conçue comme une mine souterraine, tandis que Tardiff est une mine à ciel ouvert, et les deux parties ont convenu d’un modèle de développement synchronisé à l’avenir. Avalon n’a pas commencé à développer le site en 2013, faute de pouvoir lever suffisamment de fonds, et a vendu le gisement Tardiff à une ancienne filiale de Vital pour 5 millions de dollars canadiens en 2019.
La société prévoit d’ouvrir un bureau à Yellowknife à la mi-juin. L’évaluation économique préliminaire à venir intégrera également une méthode de traitement plus propre pour Basal. En partenariat avec l’Université de Toronto (University of Toronto), la société a breveté une nouvelle technologie de traitement utilisant de la soude caustique au lieu d’acide, dont le coût est environ un tiers inférieur à celui des méthodes à base d’acide, et prévoit de construire un système de démonstration sur site. Selon le directeur du projet, Burl Joseph, le projet d’extension de capacité électrique proposé prolongerait une ligne vers le nord jusqu’aux mines de diamants au nord-est de Yellowknife, avec une éventuelle connexion par embranchement à Nechalacho. La société renégocie également les accords sur les répercussions et les avantages avec les Premières Nations Yellowknives Dene et Lutsel K’e Dene. Monteith a souligné que le projet bénéficie des bons facteurs et d’une combinaison de métaux clés, citant l’ancien PDG Don Bubar, qui a qualifié ce site de plus importante épicerie de terres rares au monde.









