fr.wedoany.com Rapport : La Maison-Blanche a publié une annonce le 20 juillet 2026, en vertu de l’article 338 du Tariff Act de 1930, par laquelle le président Trump a signé trois proclamations présidentielles imposant un droit de douane ad valorem supplémentaire de 50 % sur certains produits importés du Canada. Les États-Unis affirment que cette mesure vise à répondre aux « mesures discriminatoires » prises par le Canada à l’encontre des États-Unis dans le commerce des automobiles et des pièces automobiles. Ce nouveau droit de douane entrera en vigueur à 00 h 01, heure de l’Est, le 19 août 2026, et s’ajoutera aux droits, taxes et autres frais existants.
Dans son annonce, la Maison-Blanche a énuméré trois accusations principales. Dans le secteur automobile, les États-Unis affirment que le Canada impose depuis avril 2025 un droit de douane de 25 % sur les automobiles américaines ne respectant pas les règles d’origine de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC), et que ce droit ne vise que les États-Unis, entraînant une baisse d’environ 22 % des exportations automobiles américaines vers le Canada entre avril 2025 et mars 2026, soit 5,6 milliards de dollars. Dans le secteur des boissons alcoolisées, à l’exception de l’Alberta et de la Saskatchewan, toutes les autres provinces et territoires du Canada ont cessé l’achat, la distribution et la vente au détail de boissons alcoolisées américaines, entraînant une baisse d’environ 81 % des exportations américaines de boissons alcoolisées vers le Canada sur la même période, soit 582 millions de dollars. Dans le secteur des produits laitiers, les États-Unis estiment que le contingent tarifaire imposé par le Canada sur le fromage américain est bien plus strict que celui appliqué aux produits similaires de l’Union européenne.
Ce droit de douane couvre un large éventail de produits. Selon la fiche d’information de la Maison-Blanche, il concerne environ 550 produits relevant de 8 codes tarifaires, notamment le vin, les bâtons de hockey, le ciment, les produits laitiers, les piscines, les meubles, les cannes à pêche, les semences, les vêtements, les perruques, etc. Tous ces produits, qu’ils respectent ou non les règles d’origine de l’AEUMC, seront soumis à ce nouveau droit. Toutefois, les produits tels que l’énergie, la potasse, les produits déjà soumis à des droits en vertu de l’article 232 du Trade Expansion Act de 1962, le poisson et les minéraux critiques sont exemptés.
Le Canada a déjà réagi. Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a appelé sur les réseaux sociaux à riposter « droit pour droit, dollar pour dollar ». La Chambre de commerce du Canada a qualifié cette action d’« escalade regrettable » et a exhorté Washington et Ottawa à engager un dialogue dans la fenêtre de 30 jours précédant l’entrée en vigueur du nouveau droit. Cette mesure tarifaire intervient dans un contexte de tensions persistantes dans les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada – les États-Unis ayant déjà refusé, au début du mois, de prolonger l’AEUMC, ce qui pourrait exacerber davantage les frictions commerciales entre les deux pays.










