fr.wedoany.com Rapport : Le mineur brésilien Vale a publié jeudi ses résultats du deuxième trimestre, avec un bénéfice net en baisse de 35 % sur un an, tout en relevant la fourchette basse de ses prévisions de production de cuivre et de nickel pour 2026 et en annonçant un nouveau programme de rachat d'actions.

Vale est l'un des plus grands producteurs mondiaux de minerai de fer. Au cours du trimestre d'avril à juin, le bénéfice net de la société s'est élevé à 1,38 milliard de dollars, inférieur aux 1,85 milliard de dollars attendus par les analystes interrogés par LSEG, en raison d'impacts financiers liés aux produits dérivés et à la fiscalité.
En raison de la vigueur du réal brésilien et de la hausse des prix du pétrole, Vale a relevé de 11 % ses prévisions de coûts complets et de coûts de production du minerai de fer pour cette année, sur la base de la médiane.
L'EBITDA ajusté s'est établi à 3,68 milliards de dollars, en hausse de 9 % sur un an, mais inférieur aux 3,83 milliards de dollars attendus par LSEG. Hors éléments non récurrents, le bénéfice d'exploitation principal a atteint 4,07 milliards de dollars, dépassant les attentes des analystes.
Malgré la baisse des bénéfices, les analystes de JPMorgan et de Santander ont salué un bénéfice d'exploitation principal supérieur aux attentes, ce qui pourrait laisser présager une réaction positive du cours de l'action vendredi.
Le chiffre d'affaires net a augmenté de 19 % sur la période, à 10,5 milliards de dollars, globalement conforme aux 10,47 milliards de dollars attendus. Cette croissance a été soutenue par la production la plus élevée de Vale pour un deuxième trimestre depuis 2018, année précédant la rupture d'un barrage à Brumadinho, au Brésil, qui avait fait environ 270 morts et déclenché un examen de sécurité des projets de l'entreprise.
Côté rendement pour les actionnaires, Vale prévoit de racheter jusqu'à 100 millions d'actions sur 18 mois et de verser 1,7 milliard de dollars aux actionnaires sous forme de dividendes et d'intérêts sur capitaux propres.
Concernant les prévisions de production, la société table sur une production de cuivre comprise entre 360 000 et 380 000 tonnes métriques en 2026, la fourchette basse étant relevée de 10 000 tonnes par rapport aux prévisions précédentes. Pour le nickel, elle prévoit une production comprise entre 185 000 et 200 000 tonnes cette année, avec également une fourchette basse relevée de 10 000 tonnes.










