Pexapark : les prix des PPA en Europe augmentent de 2,3 % en juillet, l'Espagne recule de 3,9 %

2026-08-23 10:12
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fr.wedoany.com Rapport : Selon le dernier indice publié par le cabinet de conseil suisse Pexapark, le marché européen des accords d'achat d'électricité à long terme (PPA) a affiché une évolution contrastée en juillet, l'indice composite (Euro Composite) progressant de 2,3 % à 45 euros/MWh, avec des disparités marquées entre les pays.

Le Royaume-Uni a enregistré la plus forte hausse mensuelle, avec 5,8 %, suivi de l'Italie, en hausse de 4,3 %. Dans ces deux pays, la dynamique a été portée par la vigueur des prix de l'électricité à terme, le marché du gaz intégrant en continu une prime de risque dans un contexte d'instabilité géopolitique, ce qui a soutenu la hausse des prix.

Les marchés à plus forte pénétration des énergies renouvelables ont en revanche enregistré des replis. Les prix des PPA dans les pays nordiques ont chuté de 6,3 %, ceux de l'Espagne de 3,9 % et ceux du Portugal de 2,9 %. La part élevée de la production renouvelable a revu à la baisse les anticipations de prix de l'électricité à long terme, influençant ainsi l'évaluation des contrats d'approvisionnement en énergie renouvelable.

La baisse des prix sur le marché nordique est principalement liée au réajustement des justes valeurs (Fair Values) des PPA au Danemark. Cet ajustement intègre une mise à jour du prix du risque de marché (Market Price of Risk) ainsi que de nouvelles courbes de prix de capture (capture price). La production renouvelable élevée, conjuguée à des stocks hydrauliques abondants, exerce également une pression continue sur les anticipations de prix à long terme.

Malgré la volatilité des prix, l'activité contractuelle est restée soutenue. En juillet, 24 PPA ont été annoncés publiquement en Europe, représentant une capacité contractée d'environ 1,1 GW. Les acheteurs corporatifs ont participé à 21 de ces accords, correspondant à environ 770 MW de capacité contractée divulguée ; les entreprises de services publics ont signé 3 contrats, totalisant environ 620 MW.

La plus grande transaction du mois a été le PPA de 332 MW conclu entre Ørsted et un consortium d'investisseurs pour le projet éolien offshore Gode Wind 1 en Allemagne, alors que ce projet sortait du mécanisme de soutien dont il bénéficiait.

Le solaire photovoltaïque reste la principale filière technologique du marché des PPA, représentant environ un tiers de la capacité contractée divulguée. Les PPA hybrides et éoliens terrestres représentent quant à eux chacun environ un quart de la capacité annoncée.

Le marché du stockage a également été actif en juillet. Pexapark recense 9 accords de systèmes de stockage d'énergie par batterie (BESS) annoncés en Europe, correspondant à environ 865 MW et 3,1 GWh de capacité contractée divulguée.

Les accords de tolling (tolling agreements) représentent 4 de ces transactions, concentrant la majeure partie de la capacité. Zelestra et EnBW ont signé un accord de 300 MW en Italie, et Zelestra a également signé un accord de 207 MW avec Axpo. Par ailleurs, un accord de tolling de 100 MW a été annoncé au Royaume-Uni et un accord de portefeuille de 55 MW en Espagne.

En termes de structures contractuelles, des structures de swap de revenus (revenue swap) sont apparues en Espagne et en Hongrie, tandis que des accords d'optimisation des revenus merchant avec partage des revenus ont vu le jour en Allemagne, en Pologne et au Danemark. Cette diversification des structures montre que le marché du BESS évolue vers des modèles contractuels plus complexes : les accords de tolling offrent une meilleure visibilité des revenus pour les projets à l'échelle des services publics, tandis que les swaps de revenus et les modèles de partage des revenus merchant permettent aux propriétaires ayant une tolérance au risque plus élevée de conserver une partie de l'exposition au potentiel de hausse du marché.

La volatilité du marché est principalement influencée par l'évolution du conflit au Moyen-Orient. Les périodes d'apaisement des tensions et les éventuelles négociations de cessez-le-feu font temporairement baisser les prix du gaz, tandis que de nouvelles escalades militaires et les craintes d'une interruption de l'approvisionnement en GNL via le détroit d'Ormuz inversent rapidement cette tendance.

Les vagues de chaleur dans plusieurs régions d'Europe ont également accru la demande d'électricité pour la climatisation, et les températures élevées de l'eau des rivières ont limité la disponibilité de certaines centrales nucléaires françaises. La sécheresse en Europe centrale a abaissé le niveau du Rhin, créant des incertitudes pour le transport du charbon.

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