Le président kenyan William Ruto a récemment annoncé le lancement officiel des travaux de construction de la première centrale nucléaire du pays en 2027. Cette centrale, d'une capacité de 2 000 mégawatts, sera construite dans le comté de Siaya, dans l'ouest du Kenya. L'investissement prévu est de 5 000 milliards de shillings kenyans, avec pour objectif une mise en service commerciale en 2034. 
Pour mener à bien ce projet majeur, le Kenya a clairement indiqué qu'il approfondirait sa coopération avec des partenaires internationaux, dont la Chine. En mars 2025, l'Autorité kenyane de l'énergie nucléaire et électrique a officiellement signé un protocole d'accord avec la China Nuclear Engineering Corporation, jetant les bases d'une collaboration dans la mise en œuvre du nucléaire, le transfert de technologie et la formation des talents. Kenya Electricity Generating Company a été désignée comme propriétaire et futur exploitant de la centrale, tandis que l'Autorité kenyane de l'énergie nucléaire et électrique sera responsable de la supervision du projet et de l'orientation stratégique.
Actuellement, la demande de pointe en électricité du pays dépasse 2 300 mégawatts et la capacité de réserve du réseau est tendue. L'introduction d'une énergie nucléaire stable et à faible émission de carbone fournira au pays une source d'électricité de base fiable, optimisera sa structure énergétique dominée par l'hydroélectricité et la géothermie, renforcera sa sécurité énergétique et soutiendra son objectif d'atteindre 100 % d'électricité à partir de sources propres d'ici 2030. De plus, un approvisionnement électrique stable fournira une base solide au développement d'industries vertes, comme celle des véhicules à énergie nouvelle. Le choix du comté de Siaya comme site est principalement dû à sa proximité avec le lac Victoria, qui peut fournir une eau de refroidissement abondante pour la centrale nucléaire.









