fr.wedoany.com Rapport : Canada Nickel et GeoRedox ont signé un protocole d'accord visant à développer le premier puits de géohydrogène stimulé au monde sur le projet de nickel Crawford, situé à Timmins, en Ontario. GeoRedox financera intégralement ce programme de démonstration, permettant ainsi à Canada Nickel d'accéder à une couche potentielle de matière première d'hydrogène zéro carbone sans engagement de dépenses en capital, une initiative qui prolonge le plan de décarbonation déjà articulé par l'entreprise autour de trois voies distinctes de captage et de stockage du carbone.
Selon le protocole d'accord, GeoRedox assume tous les risques en capital de la phase de démonstration, y compris l'ensemble des coûts nécessaires à la conception, la planification et l'exécution du premier puits de géohydrogène stimulé. La contribution de Canada Nickel se concentre sur les aspects opérationnels, incluant la fourniture de l'accès au site, des échantillons de roche, de l'expertise technique, des données et des ressources correspondantes. Cette répartition reflète un échange commercial clair : GeoRedox obtient l'accès à un site de validation géologique spécifiquement ciblé par sa technologie, tandis que Canada Nickel acquiert des informations sur une couche potentielle de production d'hydrogène sans aucune dépense en capital. Le protocole d'accord n'engage aucune des parties sur des objectifs de production ou un déploiement de capital post-démonstration, les obligations des deux parties étant limitées à la phase de démonstration.
La roche encaissante ultramafique de Crawford constitue la condition géologique clé rendant ce site techniquement adapté au programme de GeoRedox. La technologie d'altération accélérée avancée (Advanced Weathering Enhancement, AWE) de GeoRedox produit de l'hydrogène zéro carbone en stimulant les réactions chimiques naturelles dans les roches ultramafiques, sans nécessiter de roche couverture ni de réservoir. Cette technologie est spécifiquement conçue pour les formations ultramafiques, et la roche encaissante de Crawford est précisément le type de roche que GeoRedox cible dans son portefeuille international, ce qui fait de Crawford un environnement de validation parfaitement adapté. Mark Selby, chef de la direction de Canada Nickel, a déclaré que les roches ultramafiques abritant le gisement Crawford de la société ainsi que plus de vingt projets dans le district nickélifère de Timmins correspondent exactement au type de géologie ciblé par la technologie de GeoRedox.
Avant la signature du protocole d'accord avec GeoRedox, Canada Nickel disposait déjà de trois voies distinctes de captage et de stockage du carbone. La première est la carbonatation des résidus en cours de traitement (In-Process Tailings Carbonation), principale voie opérationnelle, qui prévoit de séquestrer 1,5 million de tonnes de CO₂ par an directement dans les résidus de traitement à Crawford. La deuxième est l'Alliance NetCarb (NetCarb Alliance), une voie d'expansion dont la capacité est estimée entre 10 et 15 millions de tonnes par an. La troisième est le partenariat CO₂-to-Rock avec l'Université du Texas à Austin et le Département de l'Énergie des États-Unis, un programme de développement technologique axé sur l'injection souterraine et la minéralisation. Le protocole d'accord avec GeoRedox n'ajoute pas une quatrième voie carbone, mais introduit une capacité de production d'hydrogène qui n'était couverte par aucune des trois voies existantes.
Si la démonstration d'hydrogène est couronnée de succès, NetZero Metals obtiendra un intrant de transformation zéro carbone produit localement pour ses activités en aval de traitement du nickel, de l'acier inoxydable et des alliages. Canada Nickel fait progresser NetZero Metals en tant que programme de transformation en aval, comprenant des installations entièrement intégrées de traitement du nickel et de production d'acier inoxydable dans la région de Timmins. Robert Stoner, président et chef de la direction de GeoRedox, a souligné que l'hydrogène est largement utilisé dans la production de métaux, ce qui fait de GeoRedox un partenaire naturel pour l'industrie minière. Un approvisionnement d'origine géologique produit sur place éliminerait simultanément la volatilité des coûts des intrants et le risque d'intensité carbone associés à l'achat d'hydrogène externe.
Le protocole d'accord avec GeoRedox fait progresser la stratégie de pôle industriel zéro carbone de Canada Nickel en ajoutant une dimension de matière première que les plans de stockage de carbone existants de l'entreprise ne peuvent fournir. Ce pôle combine plusieurs systèmes de gestion du carbone, des opérations de transformation en aval et un approvisionnement local potentiel en hydrogène, tous articulés autour de Crawford. Crawford bénéficie également de sa situation géographique privilégiée au sein du corridor des minéraux critiques de l'Ontario, avec un accès direct aux routes, au rail, à l'électricité et aux ressources en eau, et est intégré au cadre « Un projet, un processus (1P1P) » de l'Ontario ainsi qu'au Bureau des grands projets du Canada, des conditions qui réduisent les risques liés aux autorisations et à l'exécution. Canada Nickel détient un portefeuille de plus de 20 projets dans le district nickélifère de Timmins, situés dans les mêmes formations ultramafiques, ce qui signifie que la validation de la technologie d'altération accélérée avancée à Crawford établirait une référence de production applicable à une empreinte géologique d'échelle régionale.
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