fr.wedoany.com Rapport : Le président américain Donald Trump a signé un décret sur l’intelligence artificielle, créant plusieurs groupes de travail axés sur l’IA et la cybersécurité, sans toutefois prendre de mesures concrètes concernant les risques propres à l’IA. Avant ce décret, Trump avait, dès le premier jour de son second mandat, abrogé les accords conclus précédemment entre le gouvernement américain et le secteur de l’IA. Le décret affirme que la promotion de l’innovation et de la sécurité en matière d’IA est son objectif, mais repose principalement sur une collaboration avec le secteur privé pour moderniser les systèmes informatiques de l’administration et du privé, et renforcer la défense contre les menaces extérieures. Il est à noter que, fondamentalement, les initiés considèrent que la plus grande menace vient des agents internes, à laquelle s’ajoute désormais le risque posé par les agents d’IA déployés en interne.
Le décret exige, dans un délai de 30 jours, de prioriser la défense informatique des agences militaires, de renseignement et civiles, ainsi que de leurs prestataires de services, d’améliorer les outils de défense dotés de capacités d’IA, et demande au ministre de la Justice d’intensifier la lutte contre les activités criminelles utilisant l’IA. En matière budgétaire, Trump exhorte les agences à acquérir des outils et services de cybersécurité, sans préciser les sources de financement, ce qui est perçu comme un signal politique adressé au Parlement plutôt qu’un crédit substantiel. Le bureau budgétaire de la Maison-Blanche doit quant à lui trouver des programmes de financement existants pour soutenir le développement d’IA avancées destinées à détecter les failles de sécurité.
Le Trésor, en collaboration avec le ministre de la Défense (représenté par la NSA) et le ministre de la Sécurité intérieure (représenté par la CISA), mettra en place un centre de compensation pour l’IA. Ce centre « coopérera volontairement » avec le secteur de l’IA et les opérateurs d’infrastructures critiques pour coordonner le scan et le traitement prioritaire des failles de sécurité logicielles, identifier et confirmer les vulnérabilités de manière autonome, prioriser la coordination des correctifs et la distribution des mises à jour de sécurité, sans toutefois exiger la divulgation d’informations au public. La NSA et d’autres agences décideront si et quand les vulnérabilités seront corrigées, tandis que la base de données nationale des vulnérabilités du NIST ne bénéficie pas d’un soutien direct.
Pour remédier au manque d’experts en informatique, le gouvernement américain avait annoncé fin 2025 la création de l’« US Technology Force », permettant à près de 30 entreprises d’IA de détacher environ 1 000 de leurs employés dans divers ministères pour deux ans. Le nouveau décret exige d’étendre ce programme, les agences ayant besoin de davantage d’experts en cybersécurité. L’article 3 du décret accorde au gouvernement américain un accès prioritaire exclusif aux modèles d’IA les plus avancés, exigeant qu’ils soient utilisés exclusivement par le gouvernement pendant 30 jours. Ensuite, l’opérateur et le gouvernement détermineront conjointement quels partenaires de confiance pourront utiliser le modèle, afin de promouvoir l’innovation sécurisée et renforcer la cybersécurité des infrastructures critiques. Le président établit un cadre volontaire pour les développeurs d’IA, avec un groupe de travail composé de la NSA, de la CISA et du Trésor chargé d’élaborer des références secrètes, sur la base desquelles la NSA évaluera les nouveaux modèles et informera les développeurs le cas échéant. Les participants peuvent demander de manière proactive si un modèle est susceptible d’être considéré comme un modèle de pointe, afin d’éviter que les entreprises ne sous-estiment leurs réalisations technologiques et ne publient en violation des règles.
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