Le projet GEOSCAN élargit le potentiel géothermique de l'Île-de-France
2026-06-06 14:23
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fr.wedoany.com Rapport : Les résultats finaux du projet d'exploration géothermique GEOSCAN ont récemment été publiés.

Bien que la région Île-de-France dispose de 54 installations géothermiques profondes, les parties sud et ouest restent peu développées, principalement en raison d'une connaissance insuffisante de la géologie souterraine. Lancé en novembre 2023, le projet GEOSCAN couvre près de 300 communes sur une superficie d'environ 2 000 km². L'équipe de recherche a collecté plus de 280 km de données géophysiques, et les a combinées avec 1 660 km de lignes sismiques 2D existantes, 12 km de données électromagnétiques géophysiques, ainsi que les données de près de 80 puits pétroliers et géothermiques, pour construire un modèle géologique 3D complet de la zone d'étude.

L'étude a mis en évidence de nouvelles informations sur trois réservoirs géologiques clés. Le premier est le réservoir de l'Oxfordien, situé entre 700 et 1 600 mètres de profondeur, avec une température comprise entre 40 °C et 65 °C. Cette formation n'a jamais été exploitée pour la géothermie en Île-de-France, et sa capacité de production est estimée inférieure à celle de l'aquifère du Dogger. Cependant, les fluides géothermiques de cette couche, combinés à l'utilisation de pompes à chaleur ou comme extension des réseaux de chauffage existants, pourraient constituer une ressource complémentaire importante pour l'exploitation géothermique de la région.

Le deuxième réservoir est celui du Dogger, actuellement exploité par 54 installations, qui a produit environ 1,97 TWh d'énergie géothermique en 2025. L'étude montre que le Dogger contient encore des fluides géothermiques dans l'ouest et le sud de l'Île-de-France, mais avec une capacité de production potentiellement inférieure à celle de la région parisienne. Le projet a clairement identifié les faciès marneux à faible perméabilité ainsi que les formations calcaires potentiellement productives, avec des températures de fluide allant de 50 °C à 80 °C d'ouest en est.

Le troisième réservoir est le Trias, qui n'avait jamais été exploré en Île-de-France. L'étude a approfondi la compréhension de sa structure et identifié trois réservoirs prometteurs : Donnemarie, Chaunoy et Boissy. Pour évaluer leur potentiel de développement, des investigations ciblées supplémentaires sont nécessaires, notamment des acquisitions sismiques 3D locales.

Les données des résultats du projet ont été publiées dans la section « Résultats du projet GEOSCAN » du site Geothermies. Les avancées techniques contribuent à améliorer les études préliminaires menées par les collectivités locales et à réduire les risques liés au développement des projets géothermiques dans la région.

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